Grand froid : le casse-tête de l’hébergement

Le déclenchement du plan grand froid permet aux villes de réquisitionner des places d'hébergement et notamment de gymnases. Mais les SDF ne souffrent pas seulement en période de grand froid ; pourquoi ne peut-on pérenniser cet hébergement d'urgence ? 

France 2

 En dessous de -5°C la nuit, il est activé systématiquement par les préfectures : le plan grand froid, ce sont des hébergements trouvés en urgence pour tous. Par exemple, en Île-de-France, plus de 2 600 places supplémentaires s'ajoutent aux près de 4 000 déjà disponibles pendant le reste de l'hiver et aux 103 000 durant toute l'année. Alors, faut-il pérenniser ces hébergements du plan grand froid pour loger davantage de sans-abris, au-delà de l'hiver ? De nombreuses associations le réclament.

Logement au-delà de l'urgence

Quel serait le coût d'un plan grand froid appliqué toute l'année ? En Île-de-France, le dispositif a coûté près de 300 000 euros l'an passé. Pourtant, ce n'est pas ce qui empêche sa prolongation, selon la préfecture. Les autorités estiment plutôt que ces hébergements d'urgence supplémentaires ne seraient pas occupés, même en hiver. La question ne serait donc pas seulement le nombre d'hébergements proposés, mais la nature, le type de places manquantes. Certaines associations demandent une offre de logement au-delà de l'urgence. Près de 3 000 SDF seraient dehors la nuit, selon elles, rien qu'à Paris. 

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Distribution de repas par l\'association Nissart sans faim, à Nice, le 3 janvier 2017. (Photo d\'illustration)
Distribution de repas par l'association Nissart sans faim, à Nice, le 3 janvier 2017. (Photo d'illustration) (MAXPPP)