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Ce que l'on sait de l'incendie de la mosquée d'Auch

Un incendie a ravagé 70% de la mosquée d'Auch, aux premières heures de dimanche. La piste criminelle est désormais établie.

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La mosquée d'Auch après avoir été endommagée par un incendie, le 23 août 2015, dans le Gers. (AFP)

Le lieu était fréquenté, chaque vendredi, par 200 à 300 personnes. La mosquée d'Auch (Gers) a été la cible d'un incendie, dimanche 23 août, que le président François Hollande a condamné "avec fermeté", lundi. "Tout est mis en œuvre pour que les coupables soient identifiés et punis", a assuré le chef de l'Etat. Francetv info revient sur les faits et sur l'avancée de l'enquête.

Que s'est-il passé ?

Un incendie s'est déclenché vers 3h30, dans la nuit de samedi à dimanche, détruisant les trois quarts du bâtiment de 300 mètres carrés et provoquant l'effondrement du toit. Le feu n'a fait aucun blessé. Selon France 3 Midi-Pyrénées, le portail d'une propriété voisine a été forcé, et la clôture qui sépare cette maison du terrain de la mosquée a été découpée.

Quelle est la piste privilégiée ?

Si la mosquée était en travaux en vue d'un agrandissement prochain, la piste accidentelle a été rapidement écartée, au profit de la piste criminelle. "Nous pouvons affirmer en l'état de l'enquête que c'est un acte volontaire réfléchi à l'origine de l'incendie de la mosquée d'Auch", a déclaré, lundi, le procureur de la République, Pierre Aurignac, après s'être rendu sur les lieux. 

"Le ou les auteurs ont visiblement utilisé un accélérant de type hydrocarbure pour accélérer le départ de l'incendie par le toit de l'édifice", a-t-il ajouté.

La mosquée avait-elle déjà été dégradée ?

Début janvier, après l'attentat contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher, la mosquée d'Auch avait été visée par des inconnus, qui avaient jeté des lardons de porc par-dessus son portail. Lors de sa construction au milieu des années 2000, des élus municipaux avaient reçu des lettres de menace anonymes, selon France 3 Midi-Pyrénées.

"On ne peut pas dire sur Auch qu'il y ait des tensions communautaires", a toutefois noté le procureur, dimanche, évoquant "un travail considérable" avant de pouvoir identifier les auteurs de l'incendie.

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