Treize pays européens appellent Bruxelles à agir après l'adoption d'une loi homophobe en Hongrie

Ces pays, dont la France, ont exprimé leur "profonde inquiétude quant à l'adoption, par le Parlement hongrois, d'amendements discriminatoires à l'égard des personnes LGBTQI".

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Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, s'adresse à la presse avant un sommet européen à Bruxelles (Belgique), le 10 décembre 2020. (JOHN THYS / POOL / AFP)

La Hongrie s'est retrouvée sous le feu des critiques, mardi 22 juin à Luxembourg, où 13 pays européens ont appelé la Commission à agir après l'adoption à Budapest d'une loi interdisant la "promotion" de l'homosexualité auprès des mineurs. A l'initiative de la Belgique, ces pays ont exprimé leur "profonde inquiétude quant à l'adoption, par le Parlement hongrois, d'amendements discriminatoires, à l'égard des personnes LGBTQI et violant le droit à la liberté d'expression sous prétexte de protéger les enfants".

Une loi "indigne de l'Europe"

La déclaration a été signée par les Pays-Bas, le Luxembourg, la France, l'Allemagne, l'Irlande, l'Espagne, le Danemark, la Finlande, la Suède, ainsi que l'Estonie, la Lituanie et la Lettonie. "Nous demandons instamment à la Commission européenne, en tant que gardienne des traités, d'utiliser tous les outils à sa disposition pour garantir le plein respect du droit européen, y compris en saisissant la Cour de justice de l'UE", insistent les signataires.

"L'Europe des valeurs n'est pas un menu à la carte", a souligné la ministre belge des Affaires étrangères Sophie Wilmès, dans un communiqué. Un peu plus tôt, le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères et européennes, Jean Asselborn, avait fustigé une loi "indigne de l'Europe". "On n'est plus au Moyen-Age", avait-il lancé. Clément Beaune a dénoncé une loi qui "assimile" l'homosexualité "à une forme de menace ou de propagande". Une semaine plus tôt, la présidente de la Commission avait annoncé que l'exécutif européen examinait si la loi "enfreint la législation européenne".

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