VIDEO. Les ex-Clodettes réclament "reconnaissance" et "justice" devant le tribunal

Les douze danseuses aux tenues sexy continuent de crever l'écran, trente-cinq ans après la disparition de Claude François. Aujourd'hui, elles demandent leur part des énormes bénéfices engendrés par les rediffusions des shows de la star.

France 2 - Sarah Bernuchon et Mathieu Horstmann

Les Clodettes se rebiffent. Douze des célèbres danseuses de Claude François réclament 16 000 euros chacune, au titre des droits issus de la diffusion d'images de leurs fameuses chorégraphies, à la télévision et en DVD. Trente-cinq ans après la disparition de Claude François, des émissions musicales de l'époque de l'ORTF sont rediffusées sur la TNT et de nombreux DVD sont consacrés à la légende Cloclo.

"Reconnaissance" et "justice" : c'est ce que Lydia Naval est venue demander au tribunal de grande instance de Paris, vendredi 24 mai. L'ex-Clodette de 63 ans a passé six années aux côtés de Claude François, à partir de 1970, à l'époque de Belinda, Le Lundi au soleil ou Une chanson française. Elle est à la tête de la fronde des Clodettes qui ont assigné, en février 2012, la Société de perception et de diffusion des droits des artistes-interprètes (Spedidam) pour réclamer des droits liés à leur image. Selon elle, les douze ex-danseuses sont celles qui ont "le plus d'ancienneté" parmi la vingtaine employées par le chanteur de 1966 à sa mort en 1978.

Les danseuses, aujourd'hui quinquagénaires ou sexagénaires, sont professeure de danse, gérante de restaurant, directrice commerciale ou sans emploi, et "elles ne roulent pas sur l'or", selon leur avocat.

Prisca Ligeron, Lydia Naval and Anne Lafitte, trois ex-clodettes au tribunal de Grande Instance de Paris vendredi 24 mai 2013
Prisca Ligeron, Lydia Naval and Anne Lafitte, trois ex-clodettes au tribunal de Grande Instance de Paris vendredi 24 mai 2013 (ERIC FEFERBERG / AFP)