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Un million d'euros d'amende requis contre Uber France

Un million d'euros d'amende a été requis ce vendredi par le parquet contre Uber France, poursuivie pour son application de transports entre particuliers.
Article rédigé par Valentine Joubin
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (Uber était aussi poursuivi pour pratique commerciale trompeuse © MaxPPP)

Suite et fin du procès Uber Pop ce vendredi à Paris. L'application Uber Pop, suspendue depuis l'été dernier, permettait à de simples particuliers de transporter des passagers dans leur voiture personnelle. Le directeur général d'Uber France et celui pour l'Europe de l'Ouest comparaissaient depuis hier après-midi devant le tribunal correctionnel, notamment pour "complicité d'exercice illégal de la profession de taxi". Ce vendredi, le parquet a requis un millions d'euros d'amende contre Uber France. L'entreprise encourait jusqu'à un million et demi d'euros d'amende. 

 

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La principale infraction des dirigeants d'Uber : avoir mis en relation des clients avec des chauffeurs utilisant leur propre véhicule sans payer de charge. Uber prenait 20 % de commissions sur le prix de la course. Une fraude passible de 1,5 millions d'euros d'amende. Uber était aussi poursuivi pour pratique commerciale trompeuse... En cause des publicités présentant Uber Pop comme étant licite. En attendant . Uber garde ses autres services de VTC,  les véhicules de tourisme avec chauffeur professionnels.

Cinq ans d'interdiction de gestion pour l'un des dirigeants

Le parquet n'épargne pas non plus les deux dirigeants : à l'encontre du directeur France et Europe de l'Ouest, il a requis cinq ans d'interdiction de gestion. A cela s'ajoute 50 000 et 70 000 euros d'amende chacun. Le parquet leur reproche d'avoir permis à des particuliers de s'improviser chauffeur avec leur propre véhicule, sans payer de charges. Thibault Simphal et Pierre Dimitri Gore Coty, qui plaident la relaxe, ont visiblement agacé le procureur avec des réponses jugées "standard". Durant l'audience les deux hommes ont notamment affirmé ne pas savoir combien de conducteurs Uber Pop ils ont fait travailler. Face à eux, côté parties civiles, des syndicats de taxi. Les deux hommes risquent au maximum, 300 000 euros d'amende et 5 ans de prison.

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