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Le sort de Serge Atlaoui toujours en suspens

Un expert en droit devait présenter, ce mercredi, de nouveaux arguments en faveur de la demande de grâce de Serge Atlaoui, ce français condamné à mort en Indonésie pour trafic de drogue. Mais l’audition devant la Cour administrative de Jakarta a été une nouvelle fois reportée.
Article rédigé par Fanny Bouvard
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (Serge Atlaoui, son sort une nouvelle fois en suspens © Beawiharta Beawiharta | REUTEURS)

Serge Atlaoui n’est pas au bout de son combat judiciaire. Un spécialiste indonésien en droit administratif était attendu, ce mercredi, devant la Cour administrative de Jakarta pour défendre une demande de recours du français, condamné à mort pour trafic de drogue. Mais son argumentaire n’étant pas prêt, l’expert a préféré ne pas venir à l’audience.

Un recours très attendu

Emprisonné depuis dix ans en Indonésie, Serge Atlaoui, remet en cause le rejet de sa demande de grâce par le président, Joko Widodo. Le spécialiste en droit, cité à par les avocats du français, doit démontrer que la Cour administrative est bien compétente pour examiner et revenir sur cette décision. En première instance, en avril dernier, le tribunal a affirmé ne pas pouvoir se saisir d’une telle question de droit. 

Cela fait déjà plusieurs jours que le français, ouvrier-soudeur de 51 ans, attendait cette audience. La semaine dernière, elle a été reportée une première fois, suite à l’absence du président de la juridiction. Elle est maintenant décalée au lundi 8 juin prochain et la cour a précisé qu’elle trancherait même si l’expert était à nouveau absent.

Nouveau sursis pour Serge Atlaoui ?

Pour Serge Atlaoui, qui clame son innocence depuis son arrestation dans un laboratoire de production d’ecstasy il y a 10 ans, c’est un nouveau sursis. Son exécution était d’abord programmée pour le 29 avril dernier, avant d’être annulée à la dernière minute. A présent, aucune nouvelle date ne semble fixée par les autorités indonésiennes et le début du ramadan le 18 juin prochain pourrait encore retarder les choses. Habituellement, les procédures judiciaires et les exécutions sont ralenties pendant le mois de jeûne.

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