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Le patron de la PJ parisienne mis en examen et "immédiatement suspendu"

Le parquet de Paris a annoncé jeudi soir la mise en examen du patron de la police judiciaire parisienne Bernard Petit. Il est soupçonné d'avoir informé un suspect sur une enquête en cours.Cette suspension était "le choix qui s'imposait", a déclaré vendredi midi Manuel Valls.
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 (Le 36 quai des Orfèvres © Maxppp)

Coup de tonnerre sur le 36 quai des Orfèvres. Un communiqué de presse du parquet de Paris a annoncé jeudi soir la mise en examen du patron de la police judiciaire parisienne Bernard Petit. Une première, jamais la PJ à Paris n’a vécu cette procédure pour un de ses grands patrons.

Bernard Petit est mis en examen pour les chefs de "violation du secret de l'instruction et révélation d'informations sur une instruction dans le but d'entraver le déroulement des investigations et la manifestation de la vérité ", indique le communiqué. Bernard Petit est placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d'entrer en contact avec l'ensemble des protagonistes du dossier. Et surtout, il a interdiction d'exercer des fonctions dans un service de police judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet.

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a ensuite annoncé qu'il l'avait "suspendu" immédiatement. Cette suspension était "le choix qui s'imposait ", a déclaré vendredi midi Manuel Valls. "Chacun doit être exemplaire ", a ajouté le Premier ministre. Ce dernier, lorsqu'il était ministre de l'Intérieur, avait nommé Bernard Petit à son poste en décembre 2013.

Deux autres mises en examen

Le chef de cabinet du patron de la PJ, Richard Atlan, a été mis en examen des mêmes chefs et soumis au même contrôle judiciaire, a précisé le parquet. Les magistrats instructeurs ont également mis en examen un fonctionnaire détaché à l'association nationale d'action sociale au ministère de l'intérieur (Anas), Philippe Lemaître. Celui-ci est soupçonné d'avoir été un intermédiaire dans les fuites.

Quatre policiers ou ex-policiers étaient en garde à vue. Ils sont soupçonnés d'avoir renseigné l'ex-patron du GIGN Christian Prouteau mis en examen le 9 octobre. Ils lui auraient transmis des informations sur l'enquête dont il est l'objet dans le cadre d'un dossier de trafic d'influence visant un homme déjà mêlé à plusieurs affaires d'escroquerie aux Etats-Unis et en France, Christophe Rocancourt alias "l'escroc des stars". 

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