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La PJ dans la tourmente : une "rayure sur une belle carrosserie"

La mise en garde à vue du patron de la PJ parisienne dégrade encore un peu plus l'image du célèbre 36 quai des Orfèvres. Mais la PJ, c'est aussi des coups d'éclats rappelle René-Georges Querry, ex-inspecteur général de la police nationale.
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Radio France
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 (Le mythique 36 quai des Orfèvres © MAXPPP)

 L'anus horribilis du 36 commence en avril 2014 alors que l’on vient de célébrer le centenaire du siège de la police judiciaire. Deux membres de la BRI sont soupçonnés du viol d’une touriste canadienne dans les locaux de la PJ, après une soirée très arrosée. A ce jour l’enquête n’est pas totalement bouclée. Trois mois plus tard, nouveau coup de tonnerre avec la disparition de cinquante-deux kilos de cocaïne. La drogue s’est volatilisée alors qu’elle était placée sous scellés. Principal suspect, identifié grâce à la vidéo surveillance, un brigadier des stups toujours écroué et l’enquête sur ses complices est toujours en cours.

 

Ce mercredi, c’est au tour du grand patron de la PJ de tomber lui aussi, on le soupçonne, ce qui est déontologiquement indéfendable, d’avoir informé un suspect sur une enquête en cours.

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 L'histoire de Bernard Petit fait curieusement penser à celle de son prédécesseur Christian Flaesch, débarqué un an plus tôt pour avoir prévenu Brice Hortefeux de sa prochaine convocation dans un dossier Sarkozy.

"Le quai des Orfèvres, ce sont aussi des coups d'éclats"

 

"C'est la figure emblématique de la police judiciaire. Le quai d'Orfèvres, ce sont aussi des coups d'éclats. Le policier qui entre seul dans l'Hyper Cacher  pour fixer sur lui les tirs de Coulibaly et protéger les otages, c'est aussi ça le quai des Orfèvres. On fait une très belle rayure sur la carrosserie d'une très belle voiture…" insiste René-Georges Querry, ex-inspecteur général de la police nationale.

"Le policier qui entre seul dans l'Hyper Cacher pour fixer sur lui les tirs de Coulibaly et protéger les otages, c'est aussi ça le quai des Orfèvres" (R-G Querry)
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