Naufrage du "Bugaled Breizh" : non-lieu confirmé au grand dam des familles

Les proches des victimes peuvent encore se tourner vers la Cour de cassation et la Cour européenne des droits de l'homme.

L\'épave du chalutier breton \"Bugaled Breizh\", le 13 juin 2004.
L'épave du chalutier breton "Bugaled Breizh", le 13 juin 2004. (FRED TANNEAU / FILES)

Coup dur pour les familles des naufragés du Bugaled Breizh. La justice française a confirmé, mercredi 13 mai, le non-lieu dans cette affaire, rejetant un recours des familles des cinq marins morts dans le naufrage du chalutier breton en janvier 2004.

En mars, lors d'une audience qualifiée de la dernière chance, l'avocat général avait réclamé devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel la confirmation du non-lieu prononcé il y a un an, portant un nouveau coup aux espoirs des proches des victimes qui réclamaient la poursuite des investigations.

Les familles accusent un mystérieux sous-marin

Les familles continuent de croire que le Bugaled Breizh, immatriculé au Guilvinec (Finistère), a été envoyé par le fond par un sous-marin qui se serait pris dans ses filets. Des manœuvres internationales avec des sous-marins de diverses nationalités, y compris français, se déroulaient effectivement dans la zone où le chalutier était en train de pêcher au moment de l'accident, le 15 janvier 2004, au sud-ouest de l'Angleterre.

Close le 3 juillet 2013, l'instruction du dossier, qui s'est plusieurs fois heurtée au secret défense, n'a pas validé cette thèse, au grand dam des proches des victimes. Début mars, lors de l'audience devant la chambre de l'instruction, l'avocat du fils du mécanicien du Bugaled, et les deux autres avocats des parties civiles avaient à nouveau plaidé pour que la justice reconnaisse la responsabilité d'un submersible, dénonçant un dossier placé "sous le signe du mensonge par action et par omission".

La confirmation du non-lieu ne signifie pas pour autant la clôture définitive du dossier. L'un des avocats avait déjà annoncé son intention de saisir la Cour de cassation mais aussi la Cour européenne des droits de l'homme en cas de rejet du recours des familles.