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Air Cocaïne en appel : un seul Français face aux juges de Saint-Domingue

Il y a presque trois ans, quatre Français ont été condamnés par la justice dominicaine à 20 ans de prison pour trafic de drogue après la découverte de près de 700 kilos de cocaïne à bord d'un avion d'affaires en mars 2013. Leur procès en appel s'ouvre ce jeudi quatre mois après l'exfiltration des deux pilotes.
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Radio France
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 (Pascal Fauret et Bruno Odos, les deux pilotes "exfiltrés" en octobre dernier © MaxPPP)

Sur ces quatre Français, un seul devrait comparaître devant la cour d'appel de Saint-Domingue pour ce procès en appel de l'affaire Air Cocaïne. Il s'appelle Nicolas Pisapia et est présenté comme le passager. Il est libre de ses mouvements en République dominicaine mais n'a pas le droit de quitter l'île et tous les mois, il doit se rendre au tribunal de Saint-Domingue pour signer un registre. Au moins, il n'est plus en prison. Mais les journées sont très longues pour cet ancien agent immobilier habitué aux voyages d'affaires.  Il y a quelques semaines, le passager du jet où près de 700 kilos de cocaïne ont été retrouvés a été entendu sur place par la juge française qui s'occupe du dossier dans l'Hexagone. Sa ligne de défense n'a pas changé : Nicolas Pisapia se dit innocent et étranger à cette affaire et s'est longuement préparé à ce procès en appel.

Air Cocaïne en appel : un seul Français face aux juges de Saint-Domingue - reportage Sandrine Etoa-Andegue
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Ce procès en République dominicaine qui intervient quatre mois après la fuite rocambolesque des deux pilotes, Pascal Fauret et Bruno Odos. Une exfiltration minutieusement préparée. Nicolas Pisapia avoue avoir craint des répercussions de la part des autorités dominicaines et refuse de commenter l'exfiltration des deux pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos en octobre dernier. Il sera seul devant  la cour d'appel de Saint-Domingue aujourd'hui.

Alain Castany est toujours hospitalisé 

L'autre prévenu resté sur l'île, Alain Castany est toujours hospitalisé suite à son accident de moto en octobre dernier. Et il est, si l’on en croit son avocat, particulièrement fatigué. Il en veut par ailleurs beaucoup aux deux anciens militaires qui ont pris la fuite.

 

En République dominicaine, Nicolas Pisapia sera donc seul face aux juges aujourd'hui. Alain Castany, à cause de son état de santé, pourrait être jugé dans une procédure à part. Et les deux pilotes revenus en France, eux, ne s'en remettent qu'à la justice française. On voit vraiment que ces quatre Français jouent vraiment leur partition dans cette affaire. 

"Condamné d’avance" en République dominicaine 

Pour Sabine Fauret, la femme d'un des deux pilotes, c'était prendre 20 ans de prison pour rien ou sauver leur peau. Deux fois par mois, elle va rendre visite à son mari à la prison des Beaumettes à Marseille. "Mon époux tient le coup, dit-elle, car en France il peut se battre. En République Dominicaine, il était condamné d'avance ". Cette évasion, c'était la "meilleure chose à faire ", répète Olivier Heneman président du comité de soutien des deux pilotes. Il n'attend plus rien de la justice dominicaine. Jean Reinhardt, leur avocat, dit attendre le procès en France, et considère que d'ici là, rien ne justifie que les deux hommes restent derrière les barreaux.

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