Remise en cause de la longévité de Jeanne Calment : "Une théorie totalement aberrante", selon sa famille

Le record mondial de longévité tous sexes confondus détenu par Jeanne Calment a été récemment mis en doute par des chercheurs russes.

Une photo de Jeanne Calment affichée lors de ses obsèques le 7 août 1997 à Arles (Bouches-du-Rhône). 
Une photo de Jeanne Calment affichée lors de ses obsèques le 7 août 1997 à Arles (Bouches-du-Rhône).  (GEORGES GOBET / AFP)

"C'est aberrant, je n'y crois pas." Une membre éloignée de la famille de Jeanne Calment a réfuté la thèse de chercheurs russes, qui ont récemment remis en cause le record de longévité de la défunte. "J'ai toujours entendu ma grand-mère parler du malheur de Jeanne d'avoir perdu son unique fille Yvonne, puis son petit-fils qui était médecin (...). Cette théorie me semble totalement aberrante", s'est émue, samedi 5 janvier auprès de l'AFP, Martine, petite-petite-cousine de Jeanne Calment, qui souhaite garder l'anonymat.

Jeanne Calment - officiellement décédée à l'âge de 122 ans et 164 jours en 1997- détient le record mondial de longévité tous sexes confondus. Après avoir analysé pendant des mois des biographies, interviews, photos, ainsi que les archives d'Arles où la doyenne avait vécu, ils assurent que la fille de Jeanne Calment, Yvonne, a pris l'identité de sa mère et que c'est donc elle qui serait morte en 1997, à l'âge de 99 ans.

"Je n'ai jamais entendu parler de ce genre de choses dans la famille. Ça ne nous est jamais, jamais, venu à l'esprit", s'est indignée Martine, 68 ans, qui habite elle aussi près d'Arles. Il est hors de question pour la sexagénaire d'exhumer le corps de Jeanne Calment pour d'éventuels tests ADN : "On n'embête pas les gens comme ça, il faut laisser les gens tranquilles quand ils sont enterrés." "Quel est le but de ces gérontologues ? Qu'est-ce qu'ils cherchent? Je ne comprends pas", s'interroge Martine qui préfère garder le souvenir d'une aïeule "pétillante, vive et très amusante".