La justice demande le réaffichage d'une campagne de pub anti-IVG dans les gares

"Très grand étonnement face à cette décision de référé", a réagi Anne Hidalgo, maire socialiste de Paris, samedi.

Dans une gare parisienne, le 5 décembre 2019.
Dans une gare parisienne, le 5 décembre 2019. (REMI DECOSTER / HANS LUCAS / AFP)

La justice a demandé que soient réaffichée dans les gares franciliennes une campagne controversée de l'association Alliance Vita qui milite notamment contre l'avortement. Dans un communiqué, publié samedi 4 janvier, Alliance Vita a fait part de cette décision du tribunal saisi en référé qui "demande à la régie Mediatransports de replacer les deux affiches (de soutien à la paternité et à la maternité) qu'elle avait retirées jeudi 2 janvier sans préavis, et sans même alerter l'association".

"Très grand étonnement face à cette décision de référé ordonnant la poursuite de la campagne anti-PMA et anti-IVG. J'encourage #Mediatransports à user de toutes les voies de droit possibles pour qu'il soit mis définitivement fin à cette campagne", a réagi Anne Hidalgo sur Twitter.

De son côté, Valérie Decamp, directrice Générale de Mediatransports, a annoncé son intention de faire appel. Filiale du groupe publicitaire Publicis, Mediatransports est une régie spécialisée dans l'affichage dans les gares ferroviaires, stations de métros et arrêts de bus.

Alliance Vita menace de poursuivre un autre réseau d'affichage

Association du mouvement "pro-vie" qui milite notamment contre l'avortement et la procréation médicalement assistée, Alliance Vita a mené une campagne autour de plusieurs visuels avec un slogan, "la société progressera", y ajoutant, selon les cas, "à condition de respecter la paternité" ou "la maternité" ainsi que "la différence". Mediatransports, interpellée par la maire de Paris notamment, avait décidé de retirer les visuels le 2 janvier, "avec l'accord de la SNCF Gares & Connexions", avait-elle précisé.

Alliance Vita a par ailleurs indiqué avoir demandé à un autre réseau d'affichage, Exterion Media, de "réinstaller immédiatement" dans les rues de Paris "la totalité des trois visuels de la campagne", retirés vendredi dernier, "faute de quoi l'association lancera une seconde action en référé".