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Vincent Lambert : les évêques de Rhône-Alpes s'opposent à un arrêt des soins

Les évêques de la région, où habitent les parents du tétraplégique hospitalisé dans un état végétatif, se dressent contre un arrêt des soins, à deux jours de l'annonce de la décision de l'équipe médicale du CHU de Reims. 

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Le cardinal Philippe Barbarin, archévêque de Lyon, le 19 décembre 2014, à Lyon. (MAXPPP)

L'Eglise monte au créneau dans l'affaire Vincent Lambert. Les évêques de Rhône-Alpes, région où habitent les parents du tétraplégique hospitalisé dans un état végétatif, des catholiques traditionalistes farouchement opposés à un arrêt des soins, s'élèvent contre une décision médicale qui "risque de provoquer délibérément sa mort".

Vincent Lambert n'est "pas en fin de vie" et "ne fait l'objet d'aucun soin disproportionné", affirment-ils dans une déclaration commune publiée, mardi 21 juillet, sur le site internet du diocèse de Lyon (Rhône), à deux jours de l'annonce de l'équipe médicale du CHU de Reims (Marne). Celle-ci doit annoncer, jeudi, à la famille sa décision d'arrêter ou non les traitements qui maintiennent en vie le patient tétraplégique en état végétatif, victime d'un accident de la route en 2008. L'épouse de Vincent Lambert, une grande partie de ses frères et sœurs, ainsi que son neveu, souhaitent, eux, un arrêt des soins.

"En lui donnant la nourriture et l'hydratation nécessaires, ceux qui prennent soin de lui respectent simplement le cours de cette vie dont le mystère nous échappe et dont le terme n'appartient à personne", ajoutent les évêques signataires de la déclaration, dont le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon.

"Notre frère Vincent n'est pas en fin de vie"

"Les débats auxquels nous assistons prouvent que notre société hésite sur des principes majeurs, comme 'Tu ne tueras pas' ou 'Nul ne peut décider de mettre fin à la vie d'autrui'. Ils étaient considérés jusqu'à présent comme des valeurs fondamentales, comme le socle de notre vivre ensemble. Et si l'on venait à y renoncer, on voit mal comment le corps médical pourrait continuer à prononcer le serment d'Hippocrate, insistent les évêques. C'est le renoncement à ces principes qui fait peser sur la famille un poids insupportable."

L'équipe médicale, qui a rencontré la semaine dernière l'ensemble des proches de Vincent Lambert, avait indiqué son intention "d'engager une nouvelle procédure en vue d'une décision d'arrêt des soins", conformément à la décision de la Cour européenne des droits de l'homme, qui a validé, le 5 juin, l'arrêt de son alimentation et de son hydratation artificielles.

"Aujourd'hui, notre frère Vincent n'est pas en fin de vie, et plusieurs établissements spécialisés se sont déclarés prêts à le recevoir. Qu'est-ce qui l'empêche ?", concluent les évêques de Chambéry (Savoie), Viviers (Ardèche), Lyon (Rhône), Annecy (Haute-Savoie), Grenoble-Vienne (Isère), Saint-Etienne (Loire), Valence (Drôme) et Belley-Ars (Ain).

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