Retour sur les dates marquantes de l'affaire Vincent Lambert

Les médecins du CHU de Reims (Marne) ont prononcé lundi 20 mai l'arrêt des soins de Vincent Lambert. L'épilogue d'une affaire commencée en 2008, lorsque le patient tombe dans un état végétatif à l'issue d'un accident de la route.

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En 2013, le Dr Kariger, médecin en charge du dossier, décide d'arrêter les soins. "On est cinq ans après l'accident, on a tout tenté chez ce patient", détaillait le praticien. Rachel son épouse est d'accord, contrairement à ses parents qui ordonnent que leur fils soit rebranché. La justice leur donnera raison en janvier 2014. En juin 2014, son neveu souhaite qu'il soit débranché et dénonce un acharnement thérapeutique sur son oncle. 

Une affaire aux multiples rebondissements

À la même période, 14 sages du Conseil d'État se sont penchés sur ce cas exceptionnel et le maintien ou non en vie de Vincent Lambert. L'instance a autorisé l'arrêt de l'acharnement thérapeutique. L'affaire est renvoyée en juin 2015 devant la Cour européenne des droits de l'homme. Les juges ont validé l'arrêt des soins. Mais en juillet 2015, les médecins choisissent de ne pas choisir, refusant de se prononcer et évoquant des pressions extérieures. Lundi 20 mai, Vincent Lambert, en état végétatif profond, n'est plus nourri et hydraté par les machines de l'unité de soins palliatifs de l'hôpital Sébastopol de Reims (Marne). Le soir même, la Cour d'appel de Paris ordonne la reprise des soins.

Le collège de médecins doit déterminer si l\'état de santé de Vincent Lambert, hospitalisé au CHU de Reims, a évolué depuis la dernière expertise réalisée en 2014.
Le collège de médecins doit déterminer si l'état de santé de Vincent Lambert, hospitalisé au CHU de Reims, a évolué depuis la dernière expertise réalisée en 2014. (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)