Vidéo Violences entre bandes de jeunes : "Elle survient plus facilement quand il n'y a pas de soupape de décompression", estime Marlène Schiappa

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La ministre déléguée à la Citoyenneté entend mener une "stratégie de prévention" tout en assumant "la répression". 

La crise sanitaire, et les mesures de restrictions de liberté qui s'en suivent, sont une des explications à l'actuelle série de violences entre bandes de jeunes, selon Marlène Schiappa. Invitée du 8.30 franceinfo dimanche 14 mars, la ministre déléguée à l'Intérieur, chargée de la Citoyenneté, estime que "la violence survient plus facilement quand il n'y a pas de soupape de décompression" mais que "cela ne justifie pas la montée de tensions et de violences dans la société". "C'est vrai pour l'ensemble des violences comme les violences conjugales, les violences intrafamiliales, les haines racistes."

Selon Marlène Schiappa, la préfecture de police de Paris et les services du ministère de l'Intérieur constatent une recrudescence du phénomènes de rixes entre bandes de jeunes. "Elles leur semblent davantage organisées, dangereuses, et plus jeunes."

La ministre déléguée considère qu'il y a donc "une stratégie de prévention à mener dès l'école primaire en proposant d'autres modèles que la violence". Elle redit que le Fonds interministériel de prévention de la délinquance est doté d'un budget de "69 millions d'euros". En revanche, "on ne peut pas être que sur la prévention", estime Marlène Schiappa qui veut "assumer la répression". "On ne peut pas laisser ces faits impunis."

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