SNU : "Cette version va plutôt dans le sens que nous demandions", déclare le SNPDEN

Dans le cadre de la généralisation du Service national universel, le gouvernement envisage un stage de 12 jours pour les lycéens sur le temps scolaire. "Il ne faut pas que ce projet soit discriminant", argumente ce vendredi le Syndicat national des personnels de direction.
Article rédigé par France Info
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min
Un stage de service national universel à Châtenay-Malabry en février 2023. (THOMAS PADILLA / MAXPPP)

"Cette version va plutôt dans le sens que nous demandions", déclare vendredi 19 mai sur franceinfo Laurence Collin, secrétaire générale adjointe SNPDEN (Syndicat national des personnels de direction de l'Éducation nationale), reçue par le cabinet du ministre de l'Education nationale mardi 16 mai pour parler du SNU (Service national universel).

>> Quatre questions sur le Service national universel, que l'exécutif veut rendre progressivement obligatoire

Le gouvernement envisage la mise en place dès la rentrée de septembre d'un stage de cohésion de 12 jours sur le temps scolaire, pour les élèves de seconde. La dernière version à l'étude propose de le confier à l'Education nationale sous la forme de volontariat, dans des centres à proximité du domicile des élèves. Mais plusieurs questions restent encore en suspens : est-il obligatoire pour tous ? S'adresse-t-il seulement aux élèves de nationalité française ?

Des points qui questionnent Laurence Collin : "Si on est sur un projet de classe, il ne faut pas que ce projet soit discriminant". 

"Il faut qu'on puisse emmener tous les élèves"

Laurence Collin, du Syndicat national des personnels de direction de l'Éducation nationale

à franceinfo

Pour la secrétaire générale adjointe, l'autre problème "ce sont les 12 jours, ça ferait donc deux semaines de cours pas assurés. La seule période où ça puisse avoir lieu sans risque pour les autres disciplines, c'est le mois de juin et le ministère nous a dit que toutes les classes ne pourraient pas le faire en juin".

Elle estime que "ça s'apparente de plus en plus à un voyage scolaire mais qui dit voyage scolaire dit que les élèves peuvent refuser d'y participer". Elle ajoute que si c'est vu comme un voyage scolaire, ça doit passer "devant le conseil d'administration de l'établissement qui restera maître de la décision".

>> Service national universel pour les lycéens : "Les élèves ont besoin d'école, ils n’ont pas besoin de SNU", déclare le Snes-FSU

Laurence Collin insiste sur le fait qu'elle souhaite que tout ceci soit fait sans pression : "Qu'on ne fasse pas la politique du chiffre avec une obligation d'envoyer un nombre d'élèves défini à l'avance et avec des mails et coups de téléphone à répétition pour vérifier qu'on atteint bien ces objectifs". Par ailleurs, la secrétaire générale adjointe a également demandé à l'Etat "de nous laisser le temps de mettre ça en place pendant la pré-rentrée et la rentrée scolaire".

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.