Manifestations : stop au gaz lacrymogène et aux flashballs, demande le Syndicat général des lycéens

Le porte-parole du Syndicat général des lycéens estime sur franceinfo que leur utilisation "contribue au climat de tensions dans le pays". 

Des afffrontements ont lieu entre policers et lycéens, le 4 décembre à Bordeaux. 
Des afffrontements ont lieu entre policers et lycéens, le 4 décembre à Bordeaux.  (SALINIER QUENTIN / MAXPPP)

"Nous demandons au ministre de l'Intérieur Christophe Castaner de cesser l'utilisation de gaz lacrymogène et de flashballs", a appelé jeudi 6 décembre le porte-parole du Syndicat général des lycéens (SGL) Nabil Hedar, sur franceinfo. "C'est cela qui contribue au climat de tensions dans le pays", a-t-il ajouté.

Trois élèves blessés depuis le début de la semaine 

Mercredi, un jeune de 17 ans a été gravement blessé par un tir de flashball à Garges-lès-Gonesse, dans le Val-d'Oise. C'est le troisième blessé depuis la reprise de la mobilisation lycéenne cette semaine, alors que les syndicats appellent à poursuivre les protestations. "M. Castaner donne une mauvaise image des policiers et des forces de l'ordre sur le terrain. Le gouvernement doit cesser cette violence et accepter nos revendications", a martelé le jeune syndicaliste.

Huit mois après l'annonce de la réforme du baccalauréat et un an et demi après Parcoursup, le mouvement des "gilets jaunes" "a contribué à cette levée des lycéens qui ont décidé de se mettre debout contre le gouvernement". Nabil Hedar réfute néanmoins toute récupération : "Les revendications des 'gilets jaunes' sont les revendications des 'gilets jaunes'. Mais au fond, l'initiative citoyenne des 'gilets jaunes', nous y adhérons et nous la portons ensemble."