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Crash d'un F16 en Espagne : la base aérienne de Nancy en deuil

Sept des neuf militaires français tués lundi dans le crash d'un avion F16 en Espagne venaient de la base aérienne de Nancy-Ochey, en Meurthe-et-Moselle. Les drapeaux de la base ont été mis en berne. Cinq autres Français sont toujours hospitalisés dont trois dans un état grave.
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Radio France
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 (Les drapeaux ont été mis en berne à la base aérienne de Nancy-Ochey, où étaient affectés 7 des 9 militaires tués en Espagne © Maxppp)

La tristesse et l'émotion se lisait sur les visages et dans les yeux, au milieu des carcasses calcinées des avions détruits sur la base espagnole de Los Llanos à Albacete. Le ministre de la Dédense, Jean-Yves Le drian, est venu rendre hommage aux militaires tués lundi dans le crash d'un F16 grec, qui est tombé sur des appareils français qui allaient décoller à leur tour. "Dans la vie d'un ministre de la Defense, il y a certaines journées qui marquent de manière definitive ", a assuré le ministre aux proches des victimes. "Quelque soit votre grade, je mesure la gravité de votre engagement au service de la France ", a-t-il ajouté.

Le deuil de la base aérienne 133

A plus de 1.500 km au nord, cette émotion et ce deuil fait plus que résonner.Sept des neuf militaires tués étaient affectés à la base aérienne de Nancy-Ochey, en Meurthe-et-Moselle. Le commandant de la base a reçu les familles des victimes ce mardi et les drapeaux ont été mis en berne. Ce drame "touche toute la base aérienne, toute l'armée de l'air et toutes les armées ", a commenté le colonel Olivier Lapray. Cette journée est en effet la plus noire pour l'armée depuis l'embuscade d'Uzbin, en Afghanistan, qui avait fait 10 morts en 2008. "L'adversité et les pertes sont des choses auxquelles on se prépare. En temps de paix, c'est tout autant important, même si c'est très dur ", a ajouté le colonel, marqué par l'émotion.

Le reportage d'Antoine Giniaux à la base aérienne de Nancy-Ochey, où étaient affectés 7 des 9 militaires tués en Espagne.
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Les militaires de la BA 133 étaient sur place depuis une semaine, pour une opération qui devait durer une quinzaine de jours. Le détachement comptait une centaine de militaires de l'armée de l'air. "L'exercice devait permettre d'acquérir le label "Mission commander", pour être leader d'un groupe de plusieurs avions lors d'une mission de guerre dans le cadre de l'Otan ", a précisé le commandant de Nancy-Ochey. Un rapatriement des blessés sera envisagé "au cas par cas" dès qu'ils seront transportables, a-t-il ajouté. Une cellule de crise a par ailleurs été mise en place lundi soir sur la base, où 1.600 personnes travaillent au sein de trois escadrons.

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