Connaissez-vous le roller derby ? Ce sport essentiellement féminin trace sa route en France et a inspiré la série "Derby girl"

Publié Mis à jour
Article rédigé par
Cédric Cousseau - franceinfo
France Télévisions

La saison 2 de cette fiction est désormais disponible sur la plateforme Francetv Slash. Elle aborde ce sport à travers ses nombreuses valeurs.

Le roller derby est un sport né il y a presque un siècle aux Etats-Unis, dérivé du patin à roulettes. En France, il s’est surtout fait connaître ces dernières années avec le film "Bliss" de Drew Barrimore qui retrace parfaitement la culture "girl power" et punk-rock de la pratique. Le discipline compte aujourd’hui un peu plus de 4.000 licenciés tricolores. Plus de 80% de ses membres sont des femmes, selon la Fédération de roller et de skate auprès de laquelle le roller derby est rattaché.

Ce sport de contact très spectaculaire se déroule sur une piste ovale, le "track", durant deux mi-temps de 30 minutes. Une équipe gagne des points quand l’une de ses joueuses, appelée "jammeuse", franchit ses adversaires qui font bloc contre elle. La fiction “Derby Girl” traite de ce sport en y ajoutant une belle dose d'humour décalé. La Saison 1 nous faisait découvrir une équipe d’adolescentes pas franchement douée sur 4 roues. Dans la Saison 2, les jeunes filles vont être empêchées de jouer, elles vont se rebeller.

La série nous parle de solidarité entre filles, d’indépendance et en même temps des difficultés de passer à l’âge adulte. Elle s’inscrit aussi dans une petite ville où il n’y a pas grand chose à faire, où le chômage est important. Le réalisateur de la série, Nikola Lange, a grandi dans cet environnement et il tenait à y tourner sa série sur le roller derby. Ecoutez son interview dans la vidéo ci-dessus.

 

Dans la fiction comme sur le terrain, le roller derby porte des valeurs féministes et d’inclusion. Il est ainsi possible de jouer quelque soit son âge et sa morphologie. On peut s'inscrire dans la catégorie que l’on veut - féminine, masculine ou non-binaire - sans la moindre justification. Les nom des équipes de femmes ont en France une tonalité guerrière : Les "Harpies Braqueuses", les "Encastreuses", les "Guillo’teens"... Mais avant tout, c'est l'entraide qui compte même entre formations concurrentes comme l'explique dans la vidéo Amélie, infirmière dans la vie, Am’Hell la Gueuse au sein de son club des Molly Hatchets à Pontarlier (Doubs).

 

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