Mission accomplie pour le robot Mascot sur son astéroïde

Le petit robot est un "éclaireur" pour la sonde Hayabusa2 chargée de collecter des échantillons du sol de l'astéroïde Ruygu avant de les rapatrier sur Terre fin 2020.

Photographie prise par la sonde Hayabusa 2, mercredi 3 octobre, après le largage du robot Mascot dans l’hémisphère sud de l’astéroïde Ryugu.
Photographie prise par la sonde Hayabusa 2, mercredi 3 octobre, après le largage du robot Mascot dans l’hémisphère sud de l’astéroïde Ryugu. (HANDOUT / JAXA / AFP)

Le petit robot franco-allemand Mascot, qui s'est posé mercredi 3 octobre sur un astéroïde, a réussi sa mission, a annoncé Aurélie Moussi, cheffe du projet Mascot au Cnes, l'agence spatiale française. Il a travaillé plus de 17 heures pour analyser la composition du sol de ce corps rocheux primitif dans l'espoir de mieux comprendre la formation du système solaire.

"Ca y est, cela s'est fini vers 21 heures [heure de Paris], après plus de 17 heures de bons et loyaux services", a indiqué Aurélie Moussi. Le robot-laboratoire, qui se trouve à plus de 300 millions de kilomètres de la Terre, "a plus que rempli sa mission et dépassé nos attentes. Les scientifiques vont maintenant s'atteler à analyser toute la moisson de données", a-t-elle ajouté.

Des batteries résistantes

Les concepteurs du robot, de la taille d'une boîte à chaussures, attendaient des batteries une durée de vie de 12 à 15 heures, au grand maximum 16 heures. Elles ont donc fonctionné au-delà de leurs espérances. Mascot, qui voyageait accroché à la sonde japonaise Hayabusa2, avait été largué par celle-ci à 3h57 (heure de Paris) à 51 mètres seulement de la surface de l'astéroïde Ruygu.

Après une chute d'une dizaine de minutes, Mascot (Mobile Asteroid Surface Scout) s'est posé sur le sol très accidenté de l'astéroïde. Il a rebondi à la surface pendant environ dix minutes et s'est rapidement stabilisé. Le rôle de Mascot est d'être un "éclaireur" pour la sonde Hayabusa2 chargée de collecter des échantillons du sol de l'astéroïde puis de les rapatrier sur Terre fin 2020. Un premier prélèvement est prévu fin octobre.