VIDEO. La pilule Diane 35 sous surveillance après plusieurs décès

Après les pilules accusées de provoquer la formation de caillots sanguins, un traitement contre l'acné utilisé comme contraceptif est pointé du doigt pour les mêmes risques par l'Agence française du médicament.

France 2 - Laurence Decherf

Après les pilules accusées de provoquer la formation de caillots sanguins, un traitement contre l'acné utilisé comme contraceptif, Diane 35, est pointé du doigt pour les mêmes risques par l'Agence française du médicament. Celle-ci qui confirme que quatre décès sont "liés" au traitement, tandis que Le Figaro avance le chiffre de sept morts. L'Agence a indiqué dimanche 27 janvier que Diane 35 et ses génériques faisaient l'objet d'une "analyse spécifique" et qu'un "rapport complet, ainsi que des mesures concernant l'utilisation de ce traitement de l’acné", seraient "rendus publics la semaine prochaine".

L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) fait état sur ces vingt-cinq dernières années de quatre décès "imputables à une thrombose veineuse liée à Diane 35", un traitement des laboratoires de l'Allemand Bayer contre l'acné, mais à l'usage détourné comme contraceptif oral. Le député PS Gerard Bapt, qui siège au conseil d'administration de l'ANSM, a réclamé la "suspension" de l'AMM pour ce produit et ses génériques, compte tenu du "risque encouru".