Santé : le gouvernement souhaite interdire l'intérim aux jeunes diplômés

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Santé : le gouvernement souhaite interdire l'intérim aux jeunes diplômés
France 2
Article rédigé par
F.Prabonnaud, F.Bouquillat, T.Grosse, S.Guibout, S.Dauba, P.Brame - France 2
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De plus en plus de médecins, infirmiers et dentistes choisissent de faire de l'intérim à la fin de leurs études. Ils sont mieux payés pour faire des gardes et combler le manque cruel de soignants à l'hôpital. Lundi 26 septembre, le gouvernement a annoncé vouloir interdire cette pratique coûteuse.

Comme une perfusion qui maintient le système de santé en vie, l'intérim médical est devenu indispensable. Il pourrait être interdit pour les soignants tout juste diplômés. Un interne en gériatrie de Montpellier (Hérault) n'est pas encore docteur, qu'il croule déjà sous les propositions de remplacement. En quelques jours, il peut toucher plus que ce qu'il gagne en un mois. 

Le coût croissant de l'intérim pour l'hôpital

L'intérim coûte toujours plus cher à l'hôpital public. En 2013, il représentait 500 millions d'euros de dépenses, et 1,4 milliard en 2018. C'est une des raisons pour lesquelles le gouvernement a annoncé, lundi 26 septembre, vouloir l'interdire aux jeunes diplômés. Pour les futurs médecins et premiers concernés, une interdiction n'est pas la bonne solution. Guillaume Bailly, vice-président de l'Intersyndicale nationale des internes, estime qu'il faut "proposer une majoration globale des salaires". 

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