Vidéo “J’étais fatiguée”, Laure Manaudou raconte sa dépression post-partum

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La nageuse et championne olympique Laure Manaudou, à la naissance de son troisième enfant, a vécu une dépression post-partum. Pour Brut., elle brise le tabou autour de cette maladie.
Brut.
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La nageuse et championne olympique Laure Manaudou, à la naissance de son troisième enfant, a vécu une dépression post-partum. Pour Brut., elle brise le tabou autour de cette maladie. 

C’étaient beaucoup de larmes, parce que de l’incompréhension, de la fatigue vraiment nerveuse et c’était vraiment : ‘Pourquoi ça m’arrive à moi?’” À la naissance de son fils, la sportive Laure Manaudou a vécu ce qu’entre 10 à 20% des femmes vivent: une dépression post-partum. Cette maladie se développe après l’accouchement d’un enfant. Comme toutes dépressions, cela se soigne grâce à un suivi et une prise en charge. Mais un tabou entoure généralement les femmes vivant cette détresse psychologique. “Je me suis toujours dit, et je pense que ce sont les gens aussi qui me répètent: ‘Toi, tu es une femme forte!’ Déjà, physiquement je suis grande, je fais 1m80, j’ai fait du sport, donc les gens ont tendance à penser que je suis quelqu’un de très dur et je pense que j’ai masqué beaucoup de choses en me disant: ‘Non, tout va bien, je suis forte, je vais y arriver.’ Jusqu’à ce que je me dise : ‘Bah non, en fait, je ne peux plus, je n’accepte plus d’être comme ça’”, explique la nageuse.

“Je pense que c'est important qu’on offre des heures de ménage pour la maman”

Mes symptômes, ça a été une fatigue extrême, beaucoup, beaucoup d'énervement. En fait, j'étais toujours énervée, je n'étais jamais souriante. Alors, si, peut-être en apparence, mais intérieurement, c'était vraiment : j'étais énervée contre ma fille au moindre mot qu'elle pouvait sortir de sa bouche alors que c'était juste: ‘Maman, tu viens?’ Alors, moi, automatiquement, je reprenais: ‘Maman, est-ce que tu peux venir, s'il te plaît?’”, se rappelle Laure Manaudou.

Je pense que c'est important, plutôt que d'offrir un pyjama au bébé, on offre des heures de ménage pour la maman, des plats qui sont tout faits, un moment où, je ne sais pas, les grands-parents peuvent garder le petit pour que la maman puisse dormir tranquillement et faire autre chose si elle a envie. Je pense que ça, ça commence à arriver, mais il faut que ça prenne une plus grande ampleur et je pense que c'est important pour la santé mentale des mamans”, pense la nageuse.

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