Vaccin Meningitec : les expertises médicales ont débuté

Les premières expertises dans l'affaire des vaccins Méningitec ont eu lieu à la mi-janvier en Auvergne. Plusieurs lots de ce produit avaient été retirés du marché, en 2014. Certains patients présentaient de l'eczéma et des rougeurs.

Plaignante lors d\'une action contre le vaccin Méningitec en novembre 2015.
Plaignante lors d'une action contre le vaccin Méningitec en novembre 2015. (THIERRY ZOCCOLAN / AFP)

Les premières expertises dans l'affaire des vaccins Méningitec ont débuté mi-janvier, à Clermont-Ferrand, rapporte France Bleu Pays d'Auvergne. Des lots défectueux de ce vaccin contre la méningite ont été retirés du marché en septembre 2014. Il y a 80 cas à examiner rien que sur le territoire de l'ancienne région Auvergne.

Mais en tout, plus de 600 familles ont porté plainte contre la société CSP, basée dans le Puy-de-Dôme, qui a commercialisé le produit dans l'Hexagone. Elles se sont aussi retournées contre les laboratoires étrangers qui l'ont mis au point.

De la rouille sur les bouchons des vaccins

La justice avait ordonné ces expertises sur des personnes vaccinées, car beaucoup se plaignaient de troubles comme des maux de ventre, de l'eczéma ou des rougeurs. La découverte de rouille, en 2014, sur le bouchons de plusieurs vaccins avait décidé le laboratoire américain Nuron à retirer plusieurs lots à travers le monde, dont en France.

En juillet 2016, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) avait aussi mené des analyses et affirmé que le vaccin ne présentait pas de risque. Les conclusions de ces expertises médicales devraient tomber avant l'été, selon l'un des avocats des familles.