Antidouleurs en automédication : "60 millions de consommateurs" déconseille l'aspirine et privilégie le paracétamol, mais avec modération

Le paracétamol présente le meilleur rapport bénéfice-risque à condition de prendre des doses raisonnables, affirme jeudi le magazine "60 millions de consommateurs".

Cachets antidouleur (illustration).
Cachets antidouleur (illustration). (GETTY IMAGES)

Dans son numéro du mois de mai, le mensuel 60 millions de consommateurs a testé une trentaine d'antidouleurs vendus en automédication en pharmacie. Trois grandes classes ont été testées : le paracétamol, l'ibuprofène et l'aspirine. D'après la conclusion du mensuel, ces antidouleurs ne doivent pas être pris pendant plus de trois à cinq jours et à dose modérée. Ce qui apparaît surtout, c'est que l'aspirine est déconseillée. Toutes les marques testées par le magazine sont au mieux à éviter, au pire à proscrire.

L'ibuprofène peut s'avérer toxique

Parmi les différents antidouleurs, il faut privilégier le paracétamol. Il présente le meilleur rapport bénéfice-risque à condition de prendre des doses raisonnables, pas plus de trois grammes par jour, et de ne pas boire d'alcool en même temps. Toutes les marques ne se valent pas : Dafalgan et Doliprane 500 mg en comprimés sont à privilégier, selon le mensuel.  

Si le paracétamol s'avère inefficace, 60 millions de consommateurs indique que vous pouvez vous replier, en second choix, sur les médicaments à base d'ibuprofène. Mais la liste des risques potentiels s’allonge, avec la possibilité de troubles digestifs allant du simple inconfort jusqu'à l'ulcère. La molécule peut aussi s'avérer toxique pour le foie. Il vaut mieux prendre de l'ibuprofène au cours d'un repas, et privilégier le dosage 200 mg. Le magazine recommande quatre marques : Antaréne, Advil, Nurofen et Spedifen.