Vaccin contre la grippe dans les pharmacies : une mesure qui fait polémique

C’est une petite révolution. Depuis ce vendredi matin, les pharmaciens vaccinent contre la grippe dans deux régions tests (Auvergne Rhône-Alpes et Nouvelle Aquitaine). Une mesure qui fait polémique. Le but : inciter les Français à se prémunir contre ce virus responsable de 14 000 décès l’an passé.

Si ce Rochelais (Charente-Maritime) pousse les portes de cette pharmacie de quartier, c’est avec un objectif bien précis. A 67 ans, il veut se faire vacciner contre la grippe et cette année pour la première fois, c’est à son pharmacien qu’il s’adresse. "L’inconvénient, c’est qu’il fallait toujours prendre rendez-vous chez un médecin qui n’était pas toujours disponible à la date que l’on souhaitait", explique-t-il. "Là, il suffit de passer à la pharmacie et on est vacciné dans la foulée."

Des pharmaciens volontaires

Le pharmacien, lui, est volontaire. Il a suivi une formation express d’une journée en immunologie et a dû aménager un espace spécifique. Dans un quartier à la population vieillissante, il s’attend à être très sollicité. "Les gens qui se faisaient vacciner par leur infirmier, par leur médecin, il faut qu’il continue à le faire. Il n’y a pas de raison que je prenne le travail de ces gens-là", confie Laurent Nicolas. "Moi, je vais essayer de pousser les gens qui ne se vaccinent pas à le faire." Les pharmaciens ont l’autorisation de vacciner sauf pour les femmes enceintes, pour une première vaccination et les personnes à risque particulier.

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Chaque année, entre 788.000 et 4,6 millions de personnes consultent pour un syndrome grippal, selon une estimation du réseau de surveillance médical Sentinelles. (FRED TANNEAU / AFP)