Ebola : les premiers contrôles de passagers ont eu lieu à Roissy

Des équipes médicales aidées de la Croix-Rouge et de la Protection civile ont vérifié la température des passagers avec des thermomètres laser sur la passerelle. 

Des médecins à l\'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulles, vendredi 17 octobre 2014. 
Des médecins à l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulles, vendredi 17 octobre 2014.  (PHILIPPE WOJAZER / REUTERS )

A Roissy Charles-de-Gaulle, les passagers du vol Air France en provenance de Guinée Conakry ont été inspectés pour la première fois dans le cadre du dispositif de lutte contre la propagation du virus Ebola. Samedi 18 octobre, à l'aube, des équipes médicales aidées de la Croix-Rouge et de la Protection civile, ont vérifié la température des passagers avec des thermomètres laser sur la passerelle, avant de les laisser entrer dans l'enceinte de l'aéroport, munis de consignes dans le cas où ils développeraient une fièvre supérieure à 38 degrés dans les jours à venir.

Selon BFM TV, les autorités aéroportuaires n'ont pas fait mention d'un quelconque passager présentant des symptômes, à l'issue de ce premier contrôle. Néanmoins, L'Express rapporte qu'une Belge partie en mission humanitaire a été classée en "cas possible" et "va désormais subir des examens approfondis à l'hôpital Bichat à Paris"
Quant aux passagers interrogés par la chaîne, ils décrivent un dispositif "rassurant" et peu contraignant. "Cela s'est bien passé", assurent-il. A leur arrivée sur le sol français, les voyageurs ont par ailleurs reçu des questionnaires de traçabilité destinés à permettre de les retrouver en cas de besoin. 

Depuis le début de l'épidémie, le virus a fait 4 493 morts, essentiellement en Afrique de l'Ouest. 

Un seul vol concerné

Le vol Air France Conakry - Paris constitue la seule liaison directe entre la France et l'un des pays touchés par l'épidémie d'Ebola. Aucun contrôle n'est prévu pour l'instant sur les passagers venant de pays à risques ayant effectué des correspondances.

Les contrôles thermiques ne seront de toutes façons pas suffisants pour écarter tout risque. "Il n'y a pas de solution miracle, il faut multiplier les mesures", a reconnu vendredi la ministre de la Santé, Marisol Touraine. Il s'agit d'"une sécurité supplémentaire pour resserrer les mailles du filet", a-t-elle fait valoir lors d'une visite à l'aéroport Roissy Charles-de-Gaulles. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a également relativisé jeudi leur efficacité, mettant en garde contre "un faux sentiment de sécurité".

France 2