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L'épidémie d'Ebola décrétée "urgence de santé publique de portée mondiale" par l'OMS

L'épidémie qui sévit actuellement en Afrique de l'Ouest a fait près d'un millier de morts. C'est la plus grave crise d'Ebola en quatre décennies.

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Un missionnaire espagnol atteint d'Ebola a été rappatrié depuis le Liberia jusqu'à Madrid, le 7 août 2014. (AP / SIPA )

Le comité d'urgence de l'Organisation mondiale de la santé(OMS) est "unanime pour considérer que les conditions d'une urgence de santé publique de portée mondiale sont réunies". Selon l'institution, vendredi 8 août, l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola est la plus grave en quatre décennies.

"Une réponse internationale coordonnée est essentielle pour arrêter et faire reculer la propagation internationale d'Ebola", ajoute le comité, qui s'est réuni mercredi et jeudi à Genève. Les conséquences possibles d'une poursuite de l'épidémie, qui a fait près de 1 000 morts dans quatre pays d'Afrique de l'Ouest, sont "particulièrement graves" compte tenu de la virulence d'Ebola, précise encore l'OMS.

Des cas aux Etats-Unis "inévitables"

"Nous vivons dans un monde où nous sommes tous connectés et, inévitablement, il y aura des voyageurs, des ressortissants américains et d'autres qui se rendront dans ces pays (...) et reviendront ici avec des symptômes", selon Tom Frieden, le directeur des Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies américains.

"Le grand public sera alors très inquiet, mais la réalité, c'est que nous sommes vraiment bien équipés pour faire face à ce type d'infection", a néanmoins insisté le docteur Anthony Fauci, directeur de l'Institut américain des allergies et des maladies infectieuses.

Dans un avis diffusé jeudi soir, le département d'Etat a déconseillé aux Américains de se rendre au Liberia, l'un des trois pays les plus touchés par l'épidémie. La diplomatie américaine explique par ailleurs qu'elle a ordonné aux proches du personnel de son ambassade à Monrovia de quitter le pays.

L'Europe accueille son premier malade rapatrié

Quelques jours après le rapatriement de deux patients originaires des Etats-Unis, qui ont porté leur alerte sanitaire au niveau le plus élevé, l'Europe a pour sa part accueilli jeudi un premier malade d'Ebola rapatrié, un missionnaire espagnol contaminé au Liberia. 

Miguel Pajares Martin a été transporté de la base aérienne de Torrejon de Ardoz, près de Madrid, dans un service spécialisé en maladies infectieuses de l'hôpital madrilène de Carlos III.

Le Liberia et la Sierra Leone se barricadent

Deux pays en état d'urgence face au virus Ebola, le Liberia et la Sierra Leone, ont placé en quarantaine trois villes de la zone contaminée, fermant des routes et lieux de loisirs, des efforts de plus en plus désespérés pour enrayer l'épidémie.

Au Liberia, l'armée a reçu ordre de limiter les mouvements de la population et contrôlait strictement les accès à la capitale, Monrovia, en provenance des provinces touchées. Des centaines de personnes étaient bloquées par des barrages militaires entre le nord et Monrovia.

La présidence sierra-léonaise a annoncé en outre la limitation de la circulation des motos-taxis et la fermeture immédiate des boîtes de nuit, salles de cinéma et vidéo-clubs. En outre, "les malades d'Ebola qui meurent doivent être inhumés sur le lieu de leur décès", selon la présidence.

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