Vidéo Covid-19 : "On est arrivé à une solution d'équilibre" sur la fermeture des écoles, estime Jean-Michel Blanquer

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Le ministre de l'Education assure que cette décision de fermer les écoles a été "collégiale".

Dès mardi, les écoles, collèges et lycées seront fermés pour trois semaines pour lutter contre l'épidémie de Covid-19. "On est arrivé à une solution d'équilibre. En englobant les vacances de Pâques, un enfant d'école primaire va perdre trois jours de classe", a expliqué dimanche 4 avril dans Questions Politiques sur France Inter et franceinfo Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation. "Cela reste très raisonnable", ajoute-t-il.

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Jean-Michel Blanquer assure que cette décision de fermer les écoles a été "collégiale"  : "N'imaginez pas [le conseil de défense sanitaire] comme un pugilat entre des intérêts contraires." Il a insisté sur le fait que "tout le monde ressent la même chose parce qu'il y a le même attachement de tous les Français à l'école. On partage tous ce désir d'avoir une année scolaire 2020-2021 la plus normale possible."

Avec la crise sanitaire "tout le monde a compris que l'école n'était pas un gadget, quelque chose de négligeable. De manière contre-intuitive, les élèves français ont moins décroché en 2020 qu'en 2019", en raison du "volontarisme de la part de tous".

"On évite que les enfants circulent"

Les élèves doivent reprendre les cours en classe le 26 avril et le 3 mai selon le niveau. "Normalement" cette date ne changera pas selon le ministre : "Nous verrons bien. Le protocole sanitaire reste très strict et permet d'envisager le retour à l'école primaire dans des conditions valables." Le problème avec le Covid-19 "ce sont les interactions sociales et l'école comme d'autres activités contribue à des interactions sociales. Donc, l'école est un sujet parmi d'autres."

En fermant les écoles, "on évite que les enfants circulent, on oblige les parents à rester chez eux. Dans le monde entier, cette décision est prise avec cette idée-là pour limiter le fait de sortir. Mais c'est vraiment ce que l'on doit faire en dernier ressort", explique Jean-Michel Blanquer.

Les tests dans les établissements scolaires n'ont pas été déployés systématiquement. "Notre politique de test a été très volontariste depuis septembre. Elle a concerné surtout l'enseignement secondaire parce que c'étaient des tests nasopharyngés. Cela a permis de rompre les chaînes de contamination. Dès que les tests salivaires ont été autorisés, nous avons programmé leur montée en puissance. Nous sommes à 300 000 tests salivaires proposés chaque semaine", déclare Jean-Michel Blanquer.

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