"Si on ne se vaccine pas tous, on n'arrivera jamais à endiguer le Covid-19" : ces Français pressés de se faire vacciner

Alors que la campagne de vaccination vient tout juste de commencer, la France a pris du retard dans le nombre de vaccinations mais aussi en termes d'intentions vaccinales. Certains sont pourtant désireux, voire pressés, de se faire vacciner.

Article rédigé par
Pierre-François Plessis - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Vaccination d'un soignant à l'Hôtel-Dieu à Paris (France) le 2 janvier 2021 (SAMEER AL-DOUMY / AFP)

Seulement quatre Français sur dix envisagent de se faire vacciner contre le Covid-19, selon un sondage réalisé par Odoxa-Backbone consulting pour franceinfo et Le Figaro. C'est moins qu'il y a un mois. Un an après l'apparition du virus, les opposants "habituels" à la vaccination et les personnes méfiantes à l'égard de ces vaccins développés plus rapidement qu'on ne l'imaginait sont majoritaires dans le pays.

La vaccination de masse est pourtant bien l'objectif des autorités, elle devrait même s'accélérer dans les jours et les semaines qui viennent. 15 à 20 millions de Français devraient avoir reçu les deux doses promises d'ici fin juin. Pour Marie, une Parisienne interrogée par franceinfo, la vaccination est le seul moyen de sortir d'une crise sanitaire comme celle du Covid-19 : "La vaccination a fait ses preuves sur pas mal de maladies graves. Si on ne se vaccine pas tous, on n'arrivera jamais à atteindre une immunité et à endiguer le virus, l'épidémie."

Même position pour Cheral, qui rappelle que comme pour tout vaccin, avant d'être approuvé, le bénéfice apporté par l'efficacité du vaccin Pfizer-BioNTech a été jugé supérieur aux risques liés à ses effets secondaires : "Je suis confiant. C'est vrai qu'on n'a pas beaucoup de recul sur ce vaccin, mais on a suffisamment de recul pour savoir que le Covid ce n'est pas bien !"

"S'il faut évaluer les risques et les avantages de chacun, je trouve que le risque du Covid est beaucoup plus grand que le risque du vaccin."

Cheral, Parisien pro-vaccination

à franceinfo

Parmi les sceptiques, des inquiétudes subsistent notamment quant au transport et à la conservation à - 70° du vaccin Pfizer-BioNTech. Mais selon Antonia, la priorité c'est d'aller plus vite : "Ce qui m'inquiète, c'est que dans les autres pays les gens sont déjà vaccinés, par exemple en Angleterre. Ici, on n'en est qu'à 300, quelque chose comme ça. Ce n'est pas possible !"

Le rôle des médecins

Pour convaincre les réticents, le gouvernement compte notamment sur les médecins traitants. Luc Duquesnel, médecin en Mayenne et président du syndicat des généralistes CSMF, appelle ses collègues à faire preuve de pédagogie : "Chacun a compris que globalement, la seule façon de pouvoir éviter d'être contaminé c'est de se faire vacciner. Ce dont les patients ont besoin, c'est d'être rassurés par leur médecin traitant. Les choses sont très simples quand on les explique, et je crois qu'ils ont envie de sortir de ce qu'on vient de vivre en 2020 et qu'on va encore vivre toute une partie de l'année en 2021. Ils ont envie de pouvoir revivre comme avant."

Face aux critiques sur la lenteur de la campagne vaccinale française, le gouvernement a promis d'accélérer le mouvement dès lundi 4 janvier, en proposant le vaccin aux soignants de plus de 50 ans.

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