Covid-19 : Gabriel Attal n'est "pas là pour faire des leçons de morale" aux Français sans comorbidités qui se font vacciner

La prise de rendez-vous pour la vaccination des personnes majeurs prioritaires se fera désormais "sur déclaration" de ces comorbidités, sans qu'aucune prescription médicale ne soit exigée.

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Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, quitte le palais de l'Elysée, à Paris, le 5 mai 2021. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

Le porte-parole du gouvernement a déclaré, mercredi 5 mai, qu'il n'était "pas là pour faire des leçons de morale" aux Français sans comorbidités ayant reçu un vaccin contre le Covid-19"Je fais confiance à la responsabilité de chacun, mais confiance aussi au travail qui est mené dans nos centres de vaccination par les professionnels de santé", a répondu Gabriel Attal, interrogé à la sortie du Conseil des ministres sur la vaccination de Français en bonne santé, non prioritaires dans la stratégie gouvernementale actuelle.

Depuis samedi 1er mai, la vaccination est ouverte à tous les adultes atteints de maladies chroniques ou fragilité les exposant à une forme grave de Covid-19. Le ministère de la Santé Olivier Véran a précisé mardi que la prise de rendez-vous se ferait "sur déclaration" de ces comorbidités et qu'aucune prescription médicale ne serait exigée. "Il y aura peut être des stratégies de contournement, mais ce sera à la marge", a-t-il estimé.

Le gouvernement "entend l'impatience" des Français

"Ce sont aujourd'hui 31,5 millions de Français qui sont éligibles à la vaccination du fait de ces critères", a rappelé le porte-parole du gouvernement. Ce chiffre comprend les 16,5 millions de personnes qui ont déjà reçu au moins une dose du vaccin. "Je sais que les Français respecteront ces priorités", a-t-il ajouté.

La semaine précédente, des voix s'étaient élevées pour demander au gouvernement d'élargir les publics à vacciner, alors que des rendez-vous ne trouvaient pas preneurs, comme au Stade de France, au nord de Paris. "J'entends parfaitement l'impatience de très nombreux Français qui aimeraient pouvoir se faire vacciner au plus vite", a reconnu le porte-parole du gouvernement. Mais "aucun pays dans le monde aujourd'hui ne dispose de suffisamment de doses (...) pour ouvrir la vaccination immédiatement à l'ensemble de sa population", s'est défendu Gabriel Attal. Il a rappelé que l'objectif du gouvernement était d'assurer 20 millions de premières injections à la mi-mai, 30 millions à la mi-juin et "tous les adultes qui le souhaitent d'ici à la fin de l'été".

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