Tour de France : Jean Castex "était deux heures dans la voiture avec moi", assure Christian Prudhomme, positif au Covid-19

Le directeur du Tour du France a été testé positif au coronavirus, il est entré en contact avec le Premier ministre Jean Castex samedi 5 septembre. Le chef du gouvernement va subir un dépistage.

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Le patron du Tour de France Christian Prudhomme. (VALERY HACHE / AFP)

Le Premier ministre Jean Castex "était deux heures dans la voiture avec moi et nous avions en permanence le masque", a assuré mardi 8 septembre sur franceinfo Christian Prudhomme, le directeur du Tour de France, testé positif au Covid-19. "J'espère évidemment que la réponse au test sera négative en ce qui le concerne", a-t-il ajouté. Jean Castex avait pris place samedi dans la voiture de la direction du Tour pour suivre la 8e étape.

Christian Prudhomme, qui ne ressent "absolument aucun symptôme", doit ainsi se retirer "pendant une semaine" de la course. "Ce dont je me satisfais vraiment, c'est d'avoir pris la décision avec toute l'équipe d'ASO, que je ne sois pas dans la bulle course" et de "n'avoir jamais approché les coureurs" depuis le départ de la Grande Boucle.

franceinfo : D'abord, comment allez-vous ?

Christian Prudhomme : Je vais très bien, je vous remercie. Je n'ai absolument aucun symptôme. J'ai été testé le 6 août, le 20 août, le 27 août, avec le test nasopharyngé, mais aussi avec une prise de sang, et tout était négatif. Et bien que je ne sois pas dans la bulle course, j'ai souhaité me refaire tester hier, avec le résultat que l'on connaît aujourd'hui. Le plus important pour moi est évidemment qu'aucun coureur ne soit testé positif. Moi, je n'étais pas dans la bulle course parce que j'ai beaucoup plus de contacts, je rencontre beaucoup plus de gens que les coureurs qui sont des moines-soldats. Je rencontre des élus, je rencontre des partenaires, des gens viennent vers moi… Et manifestement, même avec le port du masque permanent dans la voiture ou pour chaque sortie, cela n'a pas suffi.

Vous vous retirez donc pendant quelques jours…

Exactement, pendant une semaine, comme des dizaines de milliers de salariés français. Le télétravail pour moi, c'est un peu différent : ça va être la télé, ça c'est sûr, l'écoute de franceinfo... Et j'espère évidemment revenir la semaine prochaine.

Parmi toutes les personnes que vous avez croisées, il y a le Premier ministre Jean Castex, qui a pris place samedi dans votre voiture pour suivre la 8e étape. Il va subir un test de dépistage aujourd'hui. Combien de temps est-il resté avec vous ?

Le Premier ministre était deux heures dans la voiture avec moi et nous avions en permanence le masque. Mes différents services ont pris contact avec son cabinet, et j'espère évidemment que la réponse au test sera négative en ce qui le concerne.

Pensez-vous que vous avez été trop en première ligne, que vous avez eu trop de contacts ?

Non, c'est justement pour cela que je n'étais pas dans la bulle course. J'ai fait en sorte de ne jamais approcher les coureurs depuis 10 jours. C'était ça le plus important pour moi. Et on voit à quel point c'était important de ne pas s'approcher d'eux. Mais, bien que n'étant pas dans la bulle course, la plus précieuse et la plus resserrée, j'ai souhaité subir tous les tests comme si j'étais dans cette bulle. Et puis je veux relativiser les choses : je pense aux 30 000 personnes qui sont mortes et à leurs proches.

Ce qui vous arrive aujourd'hui, cela entrera d'une certaine manière dans la légende du Tour ?

En tout cas, ce qui est certain, c'est que ça n'est jamais arrivé à aucun directeur du Tour depuis 1903. Mais je ne l'ai pas fait exprès, je n'ai pas en m'en glorifier, bien au contraire. Ce dont je me satisfais vraiment, c'est d'avoir pris la décision avec toute l'équipe d'ASO, que je ne sois pas dans la bulle course.

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