Entreprises : la moitié des PME compte augmenter les salaires en 2022, selon un baromètre Bpifrance

Au sein de l'autre moitié, qui n'augmentera pas les salaires, 57% des entreprises sondées affirment avoir des résultats insuffisants pour revaloriser la rémunération.

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Une ouvrière d'une usine de Boulazac (Dordogne), le 28 octobre 2022. Photo d'illustration. (ROMAIN LONGIERAS / HANS LUCAS / AFP)

La moitié des dirigeants de très petites entreprises (TPE) et de PME comptent augmenter le salaire de leurs collaborateurs en 2022 : c'est l'un des enseignements d'un baromètre trimestriel publié mercredi 23 février par la banque publique Bpifrance et l'institut Rexecode.

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Alors que les difficultés de recrutement constituent le premier frein à l'activité des PME, ces hausses de salaire sont aux trois quarts motivées par la volonté de fidéliser les salariés, d'après les résultats de l'enquête menée du 31 janvier au 9 février auprès de plus de 600 PME et TPE des secteurs marchands non agricoles.

Près de six entreprises sur dix prévoient d'augmenter les prix

Parmi la moitié de ces entreprises qui prévoient de relever les salaires cette année, 63% estiment que l'augmentation sera supérieure à la moyenne des trois années avant la crise du Covid-19, et 33% de la même ampleur. Au sein de l'autre moitié, qui n'augmentera pas les salaires, 57% affirment avoir des résultats insuffisants pour le faire, mais 48% disent vouloir "privilégier l'octroi de rémunérations annexes au salaire" comme des primes, de l'intéressement ou de la participation.

D'autre part, une majorité (58%) de dirigeants de PME et de TPE "prévoient d'augmenter leurs prix de vente en 2022", toujours selon le baromètre qui précise que parmi eux, 88% envisagent une hausse de leurs prix supérieure à celle des trois dernières années avant la crise.

Pour les PME, qui représentent 30% de l'emploi du secteur marchand en France (hors agriculture et finance), "on a aujourd'hui un peu plus de hausses de prix que de salaires, ce qui montre qu'il n'y a pas encore d'ajustement automatique" des salaires sur les prix pouvant entraîner une spirale inflationniste redoutée par certains économistes, a expliqué à l'AFP Baptiste Thornary, responsable des études économiques chez Bpifrance.

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