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Covid-19 : "On a le sentiment que le gouvernement est obligé de rattraper ce qu'il a oublié", déplore le président de la ligue des droits de l'Homme

Selon Malik Salemkour, la solution n'est pas l'état d'urgence mais "de prendre un petit peu le temps de travailler".

Article rédigé par France Info
Radio France
Publié
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Malik Salemkour, le président de la Ligue des droits de l’Homme, lors d'une réunion à Matignon le 22 août 2012. (ETIENNE LAURENT / EPA)

"A chaque fois, on a l'impression que le gouvernement est obligé de rattraper finalement ce qu'il a oublié", déplore mardi 27 octobre sur franceinfo Malik Salemkour, président de la Ligue des droits de l’Homme, alors que le Premier ministre a reçu le même jour les principaux responsables politiques puis les partenaires sociaux, afin de faire un point sur les restrictions envisagées par l'exécutif pour lutter contre la propagation du Covid-19 dans le pays, et avant la prise de parole d'Emmanuel Macron mercredi 28 octobre à 20h, pour annoncer ces mesures.

Le gouvernement a manqué d'anticipation, selon Malik Salemkour

"Le gouvernement vient dire sa parole aux parlementaires et organisations syndicales", relève Malik Salemkour, "Mais ce n'est pas comme ça qu'on fait de l'intelligence pour être le plus efficace et prendre la décision la plus appropriée possible", tacle-t-il. Le président de la Ligue des droits de l'Homme estime que "la solution n'est pas l'état d'urgence qui donne les pleins pouvoirs au gouvernement, au ministre de la Santé, au Premier ministre, au président de la République qui nous déclare ce qu'il décide, c'est au contraire de prendre un petit peu le temps de travailler", appuie Malik Salemkour. Il assure qu'"on avait le temps depuis juillet", puisque, dit-il, "le Conseil scientifique annonçait cette deuxième vague, on savait qu'elle allait être là".

Par conséquent, poursuit Malik Salemkour, "les hôpitaux, les organisations sanitaires, se retrouvent finalement débordés par cette situation avec un test, le couvre-feu, qui ne s'avère pas efficace". Le président de la Ligue des droits de l'Homme déclare qu'"on peut délibérer sûrement, en prenant un peu de temps, il n'a pas été pris, mais il n'est pas trop tard". Enfin, Malik Salemkour appelle l'exécutif à "enrichir" les mesures proposées par les parlementaires.

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