Covid-19 : le député du Nord, Paul Christophe, réclame une "réaction forte" à Dunkerque pour "freiner la vague qui arrive"

Les Alpes-Maritimes se reconfinent partiellement en raison d'un fort taux de Covid-19. Dans d'autres régions, comme à Dunkerque, la situation est également inquiétante et certains élus locaux, à l'image du député Paul Christophe, demandent au gouvernement d'agir.

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Radio France
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L'hôpital de Dunkerque, le 17 février (DENIS CHARLET / AFP)

Nice, qui a reçu la visite du ministre de la Santé ce week-end, va être partiellement reconfinée, tout comme le reste du littoral des Alpes-Maritimes. Invité de franceinfo mardi 23 février, Paul Christophe, député de la 14e circonscription du Nord, membre du groupe Agir-ensemble, a réclamé une "réaction forte" de la part du gouvernement pour "freiner la vague qui arrive". À Dunkerque, on compte 900 cas positifs au Covid-19 pour 100 000 habitants, contre 700 à Nice, 

Franceinfo : Quelle est la situation à Dunkerque ?

Paul Christophe : Nous avons plus testé ces derniers temps, mais il faut rappeler que le seuil d'alerte est à 250 cas, on est donc largement au-dessus. Nous avons 70% de variant anglais, cela augmente. La particularité, c'est que ce variant est beaucoup plus contaminant et qu'il fait plus de victimes en même temps, donc on a beaucoup plus d'arrivée aux urgences. Nous sommes à saturation des hospitalisations pour Covid, en réanimation mais aussi dans les services dédiés. Il y a donc une réaction forte à mettre en œuvre.

Souhaitez-vous des mesures identiques à celles de Nice ?

J'étais hier matin en ligne avec Olivier Véran pour partager notre préoccupation. Il y a une dizaine de jours, nous avions tenté une première alerte. La situation commençait déjà à se développer, on était autour des 600 cas pour 100 000, aujourd'hui on est à 900. On préconisait déjà à l'époque une fermeture anticipée des écoles et des collèges. Il y a une vague qui arrive et on essaie de freiner cette propagation et de faire en sorte qu'on ne contamine pas le reste du territoire non plus.

Que vous a dit Olivier Véran ?

Il nous a fait part de sa préoccupation par rapport à la situation sanitaire du Nord. Faut-il dupliquer les mêmes mesures qu'à Nice ? C'est une réflexion qui est sur la table. Il m'a dit qu'un Conseil de défense allait être organisé pour trancher la situation. Nous restons dans l'attente à ce jour.

Pourquoi est-ce allé si vite à Nice et pas à Dunkerque ?

C'est une bonne question. Nice est peut-être une destination touristique un peu plus majeure par rapport à ce que l'on vit à Dunkerque. Pour autant, les plages dunkerquoises sont les plages de destination de tout le bassin lillois. Le département du Nord est le plus peuplé de France avec 2,6 millions d'habitants et à ce titre, lorsqu'il fait beau les gens viennent sur les plages du Dunkerquois. Donc on a aussi un brassage de populations. On remarque par ailleurs que nous sommes un carrefour : nous sommes connectés avec le Royaume-Uni, la Belgique, on est un territoire de transit. Ce sont des facteurs aggravants.

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