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Coronavirus : "Tout va très bien, l'appétit est revenu", témoigne Anne, 70 ans, "considérée comme guérie"

La septuagénaire bretonne a présenté les premiers symptômes mi-février. Aujourd'hui, ils ont diparu et elle se sent bien. Son mari en revanche est en réanimation depuis deux semaines. 

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Radio France
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Le village de Crac'h touché par le coronavirus dans le Morbihan. (LOIC VENANCE / AFP)

Anne, 70 ans, habite à Crac'h dans le Morbihan, considéré comme l'un des foyers de l'épidémie de coronavirus. Elle a observé les premiers symptômes du Covid-19 mi-février. Aujourd'hui, ils ont disparu, sa quarantaine est terminée. "Tout va très bien, l'appétit est revenu", témoigne mercredi 11 mars sur franceinfo la convalescente "considérée comme guérie". Son époux, 70 ans également, a lui aussi été testé positif. Il est hospitalisé en réanimation depuis le 26 février. Le dernier bilan officiel, mardi soir, fait état en France de 33 décès sur les 1784 cas confirmés.

>>Le passage au stade 3 devrait arriver dans les prochains jours. Suivez l'évolution de l'épidémie de coronavirus dans notre direct.

franceinfo : Vous êtes guérie aujourd'hui ?

Anne : Je suis considérée comme guérie.

J'ai commencé par avoir un bouton d'herpès et dans la trachée j'avais des glaires.

Anne, une Bretonne contaminée par le coronavirus

à franceinfo

Je n'arrivais pas à les faire partir. Et là-dessus j'ai eu de la fièvre jusqu'à 39,7 de température et mon test, le 1er mars, était positif. Mes symptômes avaient très largement diminué depuis. J'avais encore un peu d'essoufflement quand je montais l'escalier, mais je n'avais plus de fièvre. Tout va très bien, l'appétit est revenu. J'ai perdu 7 kilos.

Est-ce que vous craignez le regard des autres ?

Je ne crains pas le regard des autres. Cela dit, certaines personnes nous considèrent quand même comme des pestiférés. J'ai demandé qu'on vienne entretenir le jardin parce qu'il n'est pas en état. Et on m'a répondu : "On n'a pas envie d'exposer nos bonshommes donc on ne viendra que dans 15 jours". Mais il n'y aurait pas eu de contact ! Donc il y a quand même une méfiance de la part des gens. 

On est quand même des pestiférés.

Anne

Votre mari est toujours en réanimation ?

Tous les jours, on me dit "état stationnaire", "état préoccupant". J'ai eu vraiment un coup de blues. Je n'étais vraiment pas bien. Parce que le moral en prend un coup. En plus on ne sort pas, c'est difficile à vivre. Pour moi personnellement je dis "ouf !". Mais je suis très préoccupée la situation de mon mari.

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