Coronavirus : la RATP assure ne pas avoir minimisé la pandémie et "toujours suivi les recommandations"

"Nous avons doté l'ensemble de nos agents, en contact avec du public, de gants, de gel hydroalcoolique et de kits d'intervention", défend le délégué général adjoint de la RATP Philippe Martinet.

Le délégué général adjoint de la RATP Philippe Martin (G), le 29 août 2016 à Paris.
Le délégué général adjoint de la RATP Philippe Martin (G), le 29 août 2016 à Paris. (ERIC PIERMONT / AFP)

La RATP assure ne pas avoir minimisé la pandémie de coronavirus vendredi 10 avril sur France Bleu Paris, disant avoir "toujours suivi les recommandations de l'ARS et de la médecine du travail, en accord avec l'État", alors que des syndicats dénoncent des risques de contamination pour les voyageurs et les salariés, et des retards dans les prises de décision.

Le syndicat Sud dénonce des mesures prises bien trop tard avec des kits de protection qui ne sont arrivés que le 3 avril. Le délégué général adjoint de la RATP Philippe Martin assure avoir pris les mesures nécessaires :"Nous avons doté l'ensemble de nos agents en contact avec du public de gants, de gel hydroalcoolique et de kits d'intervention", et que depuis le 8 avril, tous les agents reçoivent deux masques par jour. "On est en train d'ajuster", répond Philippe Martin, assurant que la RATP a commandé des masques chirurgicaux et des masques alternatifs en tissu et donc "pourra répondre à ces besoins supplémentaires et tenir plusieurs semaines".

Les syndicats réclament plus de vigilance

Le syndicat Unsa-RATP réclame davantage de vigilance car il est "impossible de maintenir une distance suffisante avec son voisin sur un certain nombre de lignes", d'autant que "tandis que certaines lignes de métro ou de bus sont quasi désertées, d'autres connaissent une affluence, favorisée par la diminution de l'offre". Cependant, le délégué général adjoint assure aussi que les usagers des transports peuvent "respecter les règles de distanciation sociale" dans les bus, les métros, les trams et les RER, puisqu'il n'y a que 4-5% des voyageurs habituels qui continuent de prendre les transports et 30% des métros qui circulent.

Depuis le début de l'épidémie, un agent de sûreté de 37 ans est mort des suites du Covid-19 et plusieurs autres ont été malades, notamment au dépôt de Thiais (Val-de-Marne).