Coronavirus : la justice déboute les parents d'élèves qui réclament l'ouverture des écoles d'Aubervilliers

Des parents reprochaient à la municipalité des modalités d'accueil qui ne permettent "qu'à un nombre trop restreint d'enfants d'aller à l'école".

Le palais de justice de Bobigny (Seine-Saint-Denis), le 20 avril 2020.
Le palais de justice de Bobigny (Seine-Saint-Denis), le 20 avril 2020. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Un "vice de forme" a eu raison de leur démarche. Le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis) a rejeté, jeudi 11 juin, le recours déposé par un collectif de parents d'élèves d'Aubervilliers qui réclamaient la réouverture de l'ensemble des écoles primaires et un accueil plus régulier des enfants. La requête qui a été présentée devant le tribunal ne contenait pas les adresses des membres du collectif "apolitique", qui rassemble une trentaine de parents d'élèves élus, dans différentes écoles, indique le collectif dans un communiqué.

1 000 euros de frais de justice

"Les parents ne sont pas habitués à ce genre d'action. Notre unique intérêt est celui des familles et enfants de nos quartiers", explique le collectif qui devra verser 1 000 euros à la municipalité d'Aubervilliers pour régler les frais de justice. Dans leur référé (une procédure d'urgence) déposé lundi, les parents d'élèves reprochaient à la municipalité communiste des modalités d'accueil qui ne permettent "qu'à un nombre trop restreint d'enfants d'aller à l'école", ce qui constitue selon eux une "atteinte illégale" à l'éducation.

"Depuis mardi, 14 écoles maternelles et élémentaires ont rouvert à Aubervilliers avec la mise en place d'un système de roulement pour les élèves", indique la municipalité dans un communiqué. "Le protocole sanitaire n'étant pas levé, l'Education nationale a fixé le seuil à 50 élèves par site" mais ce "seuil pourrait être revu dans les prochains jours, selon les demandes de l'Education nationale, notamment grâce à l'ouverture d'autres sites sur la commune", a assuré la maire Meriem Derkaoui, par ailleurs candidate à sa réélection le 28 juin.

Le collectif de parents d'élèves estime qu'en réalité, de nombreux enfants ne reverront pas plus d'une ou deux fois leur classe en juin. Une organisation incompatible avec la continuité pédagogique et le besoin de "se resociabiliser", dénonce-t-il.