Coronavirus : l'Académie de médecine appelle à "compléter l'évaluation scientifique" des chiens "renifleurs" de Covid-19

Les Académies vétérinaire et de médecine estiment que cette technique pourrait permettre "de réduire les délais encore trop élevés pour l'obtention d'un dépistage par RT-PCR, en particulier chez les cas suspects et les contacts".

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Un chien est entraîné à reconnaître le Covid-19, le 13 mai 2020, à Maison-Alfort (Val-de-Marne).  (JOEL SAGET / AFP)

Les expériences qui utilisent des chiens entraînés à détecter par l'odorat les personnes contaminées par le coronavirus donnent des "résultats prometteurs". Voilà pourquoi les Académies vétérinaire et de médecine ont encouragé, lundi 31 août, "le développement de ce nouveau test afin de le mettre en œuvre dans les meilleurs délais". 

"Les premiers résultats obtenus par une équipe allemande" de l'université vétérinaire de Hanovre "et une équipe française" de l'école nationale vétérinaire d'Alfort, "montrent que des 'chiens renifleurs' entraînés sont capables de reconnaître une odeur spécifique" de cette maladie infectieuse "correspondant à un ensemble de composés organiques volatils spécifiques ou d'autres substances métaboliques produites par l'organisme malade", confirment les deux académies nationales dans un communiqué.

Reste à définir les "règles de bon usage"

"Devant l'accroissement des demandes de tests de détection", "l'utilisation de 'chiens renifleurs' permettrait de réduire les délais encore trop élevés pour l'obtention d'un dépistage par RT-PCR, en particulier chez les cas suspects et les contacts". Et pour cause, le seul test actuellement homologué nécessite une analyse en laboratoire pour rechercher la présence du matériel génétique du virus dans un échantillon prélevé dans les narines du patient.

Mais avant d'envisager un tel déploiement, les deux académies recommandent "de compléter l'évaluation scientifique" de ces tests olfactifs pour "en préciser les performances", notamment en étudiant la proportion de résultats erronés, faux-positifs ou faux-négatifs.

Il faudrait également "identifier (...) la ou les molécules spécifiques du Covid-19" dans l'ensemble de composés que les chiens reniflent, "sécuriser la présentation des échantillons à analyser" et "définir les règles de bon usage de ce type de test", ajoutent-elles. Dans les expériences menées dans plusieurs pays, les chiens hument généralement des compresses appliquées sous le bras des volontaires, pour qu'elles s'imbibent de leur sueur.

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