Confinement : les petites entreprises craignent la faillite

Le 11 mai est encore loin pour les petites entreprises et commerçants français, à l’arrêt depuis cinq semaines. Certains font face à des frais qu’ils n’arrivent plus à payer et tous ne parviennent pas à emprunter pour tenir, malgré les appels fermes du gouvernement à destination des banques.

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Yann Robin, 38 ans, est restaurateur. Sophie Zaninetti, 48 ans, est, elle, garagiste. Ces deux petits patrons ont un point commun : la peur de la faillite. Près de Belfort (Franche-Comté), Yann Robin est à la tête d’une boulangerie et d’un restaurant au style américain. L’établissement pourrait ne pas se relever de l’épidémie de Covid-19. "L’épidémie est catastrophique au niveau santé, mais la prochaine, ça pourrait être les faillites", assure-t-il.

Des licenciements envisagés

Il a créé son restaurant avec son épouse, deux ans auparavant. Ils n’ont pas de retour de la banque pour leur demande de prêt, alors ils envisagent le licenciement de trois salariés sur dix. Pour Sophie Zaninetti, l’inquiétude est plus vive encore. Son entreprise, qui ne compte qu’un salarié, n’est pas éligible à l’aide exceptionnelle du gouvernement, car elle réalise trop de chiffre d’affaires. L’activité de réparation est pourtant proche de zéro, même chose pour les ventes de véhicules.

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Un garagiste sous une voiture, à Chateaubriant (Loire-Atlantique), le 19 juin 2015.
Un garagiste sous une voiture, à Chateaubriant (Loire-Atlantique), le 19 juin 2015. (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)