Le fondateur de PIP recherché par Interpol pour conduite en état d'ivresse

Jean-Claude Mas, 72 ans, est recherché par le Costa Rica pour des crimes portant atteinte à "la vie et la santé" mais sans lien avec le scandale des prothèses mammaires défectueuses.

Jean-Claude Mas, président de la société Poly Implants Prothèses, présente une prothèse mammaire à base de gel de silicone fabriquée par sa société, à la Seyne-sur-Mer (Var), le 17 janvier 2001.
Jean-Claude Mas, président de la société Poly Implants Prothèses, présente une prothèse mammaire à base de gel de silicone fabriquée par sa société, à la Seyne-sur-Mer (Var), le 17 janvier 2001. (ERIC ESTRADE / AFP)

Alors que la société qu'il a fondé, Poly Implant Prothèse (PIP), est impliquée dans le scandale des prothèses mammaire, Jean-Claude Mas est recherché par Interpol. C'est ce que l'on pouvait lire vendredi 23 décembre sur le site internet de l'organisation internationale, où il apparaît brandissant une pancarte policière. Mais le 24 décembre l'organisation internationale précise que ce mandat d'arrêt n'a rien à voir avec l'affaire des prothèses.

Interpol précise ainsi que le Français de 72 ans est bien recherché par le Costa Rica pour des crimes portant atteinte à "la vie et la santé". Mais il s'agit en fait d'une demande qui concerne une affaire de "conduite en état d'ivresse présumée survenue en juin 2010 et pour laquelle la peine encourue, si elle confirmée, est de trois ans de prison".

En revanche, concernant le scandale des prothèses mammaires, l'Assurance maladie française compte, elle, porter plainte pour "escroquerie". L'avocat de PIP, Me Yves Haddad, a déclaré à Reuters que les anciens dirigeants de PIP répondraient à une éventuelle convocation de la justice. D'après lui, "Ni M. Mas, ni M. Couty (l'ancien président du directoire, NDLR) que j'ai eus tous deux ces derniers jours au téléphone, ne sont en fuite en Amérique du Sud ou au Luxembourg. Il sont et resteront dans le département du Var".