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Hôpital : une journée de mobilisation et de grèves prévue mardi à l'appel de neuf syndicats et collectifs

Neuf syndicats (dont CGT, SUD et CFE-CGC) et collectifs (dont Inter-Hôpitaux et Inter-Urgences) tentent de relancer le mouvement social à l'hôpital, avant de devoir, selon eux, "compter les morts" faute de moyens pour soigner les malades.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Un message sur les fenêtres de la maternité de Port-Royal, à Paris, le 6 mai 2022.  (RICCARDO MILANI / HANS LUCAS / AFP)

Ils dénoncent un "hôpital désespérément maltraité". Une journée d'action et de mobilisation est organisée, mardi 7 juin, à l'appel de neuf organisations syndicales et collectifs, pour alerter sur le "situation de l'hôpital public et aussi celle du médico-social et du social", écrivent-il dans un communiqué. Une alerte avant de devoir, selon eux, "compter les morts"  faute de moyens pour soigner les malades.

A l'heure où des hôpitaux publics souffrent d'un grave manque de soignants et sont inquiets pour l'été, "l'accès aux soins de premiers recours est de plus en plus compliqué et l'hôpital n'assure plus son rôle de service public d'accueil en dernier recours", déplorent les organisations qui appellent à la grève. Faute de soignants, plus d'une centaine de services ont été forcés de limiter leur activité ou s'y préparent, selon un décompte fin mai de l'association Samu-Urgences de France.

Des rassemblements sont prévus dans au moins 50 villes, d'après une liste établie vendredi par la CGT : à Paris devant le ministère à partir de 13h30 ainsi qu'à Grenoble, Marseille, Nantes et Toulouse parmi les principales, mais aussi de plus petites comme Aurillac, Epernay ou Cherbourg.

Une mission d'urgence d'un mois pour évaluer les manques

Cette journée de mobilisation intervient alors qu'Emmanuel Macron a annoncé, le 31 mai, le lancement d'une "une mission d'urgence, une mission flash" d'un mois pour pouvoir "dès cet été apporter des réponses très fortes pour consolider nos urgences dans cette période".  Elle a été confiée à François Braun, président du syndicat Samu-Urgences de France (SUdF). Il remettra un rapport le "1er juillet au plus tard à la ministre du Travail" qui expliquera où sont les manques "territoire par territoire" pour pouvoir les chiffrer et "illustrer les premières pistes", avait expliqué le président de la République. 

"Nous allons objectiver les choses et passer en revue, territoire par territoire, les manques qu'il y a en termes de médecins généralistes et professionnels de santé spécialisés", avait-il poursuivi. "Nous allons aussi regarder hôpital par hôpital les difficultés constatées : fatigue des soignants, congés maladie à répétition, incapacité à recruter (...) pour avoir une cartographie complète au début de l'été".

Le même jour, le principal syndicat de gynécologues a prévenu que la pénurie de soignants avait "atteint un niveau critique" dans les maternités, faisant courir un risque de "fermetures estivales inopinées". "L'accident est imminent", alertait le Syndicat des gynécologues-obstétriciens de France (Syngof) dans un communiqué, alertant sur le manque de médecins (y compris pédiatres et anesthésistes) et de sages-femmes. 

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