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Cancer du col de l'utérus : l'enquête sur le vaccin Gardasil classée sans suite

Le parquet de Paris a estimé qu'il n'y avait pas de lien direct entre ce vaccin et des pathologies du système nerveux dénoncées par des patientes.

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France Télévisions
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"Notre combat n'est pas terminé." L'avocat de 34 plaignantes, Jean-Christophe Coubris, a commenté ainsi l'annonce du classement sans suite de l'enquête sur le Gardasil, mercredi 4 novembre. Le parquet de Paris a estimé qu'il n'y avait pas de lien direct entre ce vaccin et des pathologies du système nerveux dénoncées par des patientes.

Jean-Christophe Coubris déposera une plainte avec constitution de partie civile pour obtenir l'ouverture d'une information judiciaire et la désignation d'un ou de plusieurs juges d'instruction.

Ce vaccin contre le cancer du col de l'utérus, commercialisé par le groupe franco-américain Sanofi Pasteur MSD, avait été l'objet d'une première plainte au pénal fin 2013. Cinquante femmes s'étaient jointes à la procédure.

Une étude rassurante de l'ANSM

Le parquet de Paris, qui avait confié les investigations aux gendarmes spécialisés dans les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp), a classé l'enquête le 26 octobre.

L'analyse du parquet fait écho à celle de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Elle avait assuré en septembre que les vaccins contre les infections à papillomavirus (HPV), elles-mêmes principales causes des cancers, n'entraînaient "pas d'augmentation du risque global de survenue de maladies auto-immunes". L'ANSM avait mené une étude avec l'assurance-maladie sur plus de deux millions d'adolescentes.

Le vaccin est accusé d'être notamment impliqué dans la survenue de scléroses en plaques, de lupus, d'encéphalomyélites aiguës disséminées (inflammations du système nerveux central) et de myofasciites à macrophages (une maladie qui se traduit par des douleurs musculaires et une fatigue chronique).

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