Vous en parlerez aujourd'hui, France info

Vous en parlerez aujourd'hui. 40% des Français n'ont pas la 4G : bientôt des "gilets jaunes" de la fracture numérique ?

Tous les jours, Jean-Mathieu Pernin repère une info à partager, à la machine à café ou sur les réseaux sociaux. Aujourd'hui, la fracture numérique qui accentue le sentiment "d'à côté"  dénoncé aujourd'hui par de nombreux Français. 

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Antennes relais en ville (illustration).
Antennes relais en ville (illustration). (VINCENT ISORE / MAXPPP)

Alors que l’on nous parle de l’arrivée de la 5G, une étude du Credoc dévoilée lundi 3 décembre nous apprend que seuls 61% des Français ont accès à  un réseau internet 4G. Plus rapide, plus vive, plus sûre, la 4G est une évidence pour les habitants des grandes villes, un peu moins pour les Français résidant dans des communes de moins de 2 000 habitants, puisqu’ils sont seulement 51% à avoir accès à la 4G et à dire encore "si tu vas dans la chambre de mamie tu capteras mieux, en ouvrant la fenêtre".

Une vraie fracture territoriale qui accentue la colère actuelle et ce sentiment d’à côté qui se diffuse dans le pays. Passer à côté de la modernité alors que l’autre y a droit... Mais ce qui est bien c’est que les opérateurs ont pris la mesure de ce décalage, dans toutes leurs publicités, on sent qu’ils ont entendu le message. Ou pas en fait.

"You have a very good débit"

C’était une promesse du candidat Macron : couvrir le territoire d’une bonne connexion puisque selon une étude publiée en 2017, en matière de haut débit la France se classe parmi les mauvais élèves Européens et très loin derrière la Corée du Sud, l’Inde ou la Bolivie, ce qui peut avoir un avantage puisque vous pouvez renter facilement en contact avec l’autochtone. "Hey you have a very good débit, Here, you know franceinfo ?" Une phrase que l’on peut prononcer devant le Taj Mahal mais pas à Chéméré-le-Roi en Mayenne qui fait partie des 541 communes en zone blanche.

Face à la précarité numérique, un nouvel handicap social puisque l’on pousse vers des démarches administratives uniquement sur le net, il faut plus d’infrastructures. Et on se retrouve avec la même question, qui va payer ? Au départ le gouvernement avait pensé à une contribution de solidarité numérique, une taxe de 75 centimes sur les abonnements internet, mais ce n’est pas trop l’ambiance. En janvier, le gouvernement et les opérateurs ont lancés un plan d’investissement de 3 milliards pour tenter de mettre à niveau d’égalité numérique toute la population. Alors si aujourd’hui vous êtes lycéen dans une zone blanche, on peut dire que,oui, vous êtes dans la tendance.  

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Antennes relais en ville (illustration).
Antennes relais en ville (illustration). (VINCENT ISORE / MAXPPP)