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Pourquoi entend-on la mer dans les coquillages ?

Comment s'explique cette magie ?

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(Le bruit de la mer au fond d'un coquillage © Tom Merton / Getty Images)
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Les vacances sont terminées. Pour tout souvenir de l’océan, vous avez conservé un coquillage ramassé sur la plage, une sorte de bulot géant aux courbes de savonnette design. Chez vous, dans votre salon, vous approchez votre oreille de l’orifice nacré, et là : miracle… vous n’entendez plus les bruits de la rue en bas, mais le vrombissement placide et majestueux des vagues sur la jetée. Comment est-ce possible ? Comment le bigorneau peut-il garder en conserve le souffle de son lieu d’origine ?

En fait, il ne le conserve pas. Ni celui-ci, ni aucun autre. Le coquillage, à condition d’avoir une ouverture suffisamment grande, se comporte comme un résonateur acoustique. Sa cavité en forme de spirale est évidemment remplie d’air. Or, le son n’est rien d’autre que de l’air en mouvement. Les déplacements d’air, autrement dit les sons, qui affleurent au voisinage de l’embouchure du coquillage vont faire vibrer l’air à l’intérieur et par réflexion sur la paroi lisse et dure, vont créer des ondes stationnaires. En fonction de la forme et des dimensions de l’objet, le son sera renforcé à certaines fréquences. Comment le décrire ? Disons une sorte de souffle, duveteux.

Les ingénieurs du son appellent cela du « bruit blanc », par analogie avec la lumière blanche, quand toutes les longueurs d’ondes sont représentées, de l’infrarouge à l’ultraviolet ; et donc dans le domaine qui nous concerne –sonore-, toutes les fréquences.  Il y a encore mieux : le bruit rose, qui ne favorise pas les aigus, car il donne la même énergie à toutes les composantes du spectre. Et c’est ce bruit rose, qu’on entend dans un coquillage. Il s’apparente aussi bien au vent qu’au murmure d’un torrent, ou d’une conduite d’eaux usées. Mais nous préférons y reconnaître la respiration de la mer.

Jusqu’à preuve du contraire…

(Le bruit de la mer au fond d'un coquillage © Tom Merton / Getty Images)