La "maladie de Lille" existe-t-elle vraiment ?

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Depuis plus d'une semaine, des milliers de jeunes alertent sur cette prétendue pathologie. Ce n'est, a priori, rien d'autre qu'une simple angine ou rhinopharyngite. 

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Radio France
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Des clients à une terrasse d'un bar, le 19 mai 2021.  (SEBASTIEN COURDJI / XINHUA)

Depuis plus d'une semaine, des milliers de jeunes postent des messages sur les réseaux sociaux pour alerter sur la "maladie de Lille". Ils décrivent tous les mêmes symptômes : mal de gorge, mal à la tête, un peu de fièvre et de la toux pendant quelques jours. D'après les témoignages, cette prétendue pathologie semble surtout toucher les jeunes. D'ailleurs, certains messages parlent du "variant Masséna", en référence au Covid-19 et au nom de la rue ou se trouvent les bars à Lille, qui serait un haut lieu de contamination.  

Tests PCR négatifs

Vous pouvez vous rassurer : cette "maladie de Lille" n'est pas un nouveau variant et il n'y a aucun lien avec le coronavirus. Au-delà des témoignages sur les réseaux sociaux, les autorités sanitaires locales expliquent que c'est un médecin généraliste de Lille qui les a alertées. Il s'inquiétait de voir passer dans son cabinet de nombreux étudiants avec des symptômes pseudo-grippaux. Il l'a donc signalé à l'Agence régionale de santé des Hauts-de-France. Des tests PCR ont été menés et ils se sont révélés négatifs. D'ailleurs, le nombre de cas de Covid continuent de baisser dans le département du Nord et il n'y a pas de signe d'une reprise épidémique. 

Le retour des maladies saisonnières 

Il s'agit, a priori, tout simplement de rhinopharyngite ou d'angine, en partie à cause des gestes barrières moins respectés. C'est en tout cas ce qu'a constaté depuis deux ou trois semaines Sophie Prévot, médecin à Lille, interrogée par France bleu Nord "Il faut vraiment être rassuré par rapport à cette épidémie saisonnière de virus respiratoire. C'est très casse-pied mais c'est particulièrement bénin et ça arrive tous les ans... Il n'y a rien de plus cette année."

En clair, c'est le retour de maladies qu'on avait peut-être un peu oubliées et qui étaient surtout beaucoup moins présentes depuis plus d'un an grâce aux masques, au gel hydroalcoolique, au télétravail ou encore aux cours à distance. Par exemple, l'an dernier, la gastro, qui est pourtant un virus saisonnier très courant, a eu le taux d'incidence cumulé le plus faible sur les dix dernières années selon Santé Publique France. 

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