Les sportifs sont-ils devenus des machines à (toujours) gagner ?

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Rien ne semble les arrêter, ni les blessures, ni l'avancée inexorable de l'âge. Comment expliquer que les sportifs restent aussi longtemps au top niveau, à l'image de Rafael Nadal qui remporte son 14ème Roland-Garros à 36 ans ? Geoffroy Berthelot, chercheur à l'INSEP nous détaille l'impact de la science sur la performance et la longévité des athlètes. Et pose aussi la question : tout cela est-il vraiment éthique ?

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Radio France
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Rafael Nadal n'a pas pu contenir ses larmes de joie, après sa victoire en finale contre Casper Ruud, le 5 juin 2022. (THOMAS SAMSON / AFP)

Comment peut-on remporter un tournoi du Grand Chelem malgré une douleur insupportable au pied ? Tous les spectateurs de Roland-Garros se sont posés la question, en voyant Rafael Nadal balayer son adversaire Casper Ruud en trois petits sets. Et pas question de s'arrêter là : l'Espagnol, qui est pourtant rentré chez lui avec des béquilles, a commencé hier à s'entraîner en vue du tournoi de Wimbledon.

Performance et longévité, mais à quel prix ?

Cette détermination force le respect mais suscite aussi des questions : pourquoi s'infliger tout ça quand on a 36 ans et qu'on a tout déjà tout gagné ? Comment peut-on maintenir un tel niveau d'excellence aussi longtemps ? Rafael Nadal d'ailleurs n'est pas le seul "papy" du sport de haut niveau : son grand rival Roger Federer a bientôt 41 ans, le cycliste Alejandro Valverde concourt encore à 42 ans, Johan Clarey a été sacré cet hiver vice-champion olympique de descente à 41 ans, Tom Brady reste à 44 ans la star du football américain... Comment allier ainsi performance et longévité, et à quel prix ?

Geoffroy Berthelot, chercheur à l'INSEP, spécialiste de la relation entre la performance et le vieillissement, est notre invité aujourd'hui dans le Quart d'Heure.

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