Le brief politique, France info

Elections européennes : Anne Hidalgo soutient Place Publique

La maire de Paris sera ce soir à Paris au meeting du mouvement qui est en train de rassembler la gauche pour les européennes

Anne Hidalgo dans le studio de franceinfo le 28 août 2017
Anne Hidalgo dans le studio de franceinfo le 28 août 2017 (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / FRANCE-INFO)

Raphaël Glucksmann, l'un des fondateurs de Place Publique, a raison d’y croire ! Cela se fera certainement sans EELV, Yannick Jadot est déterminé à mener la liste écologiste tout seul, mais c’est bien engagé entre le PCF et Génération.s. D’après le porte-parole de Benoît Hamon, ils pourraient faire liste commune avec Place Publique et avec d’autres mouvements de gauche comme Nouvelle Donne : "On travaille sur des idées communes, on avance", dit-il. Les partenaires se donnent jusqu’à fin février pour conclure.
Les socialistes qui partagent leurs idées sont les bienvenus, en revanche ce sera sans le PS, le mouvement de Benoît Hamon estime qu’il "n’a pas à participer à une opération de sauvetage du Parti socialiste". Olivier Faure dira samedi s’il mène la liste du PS tout seul ou s’il a trouvé d’autres partenaires.

Anne Hidalgo prépare les municipales de 2020

Pourquoi la maire de Paris s'affiche ce soir au meeting de Place publique? D’abord parce qu’elle pense comme eux "qu’il faut rassembler la gauche sous peine de disparaître".
Mais Anne Hidalgo a aussi intérêt à cajoler cet électorat typiquement parisien en vue des municipales de 2020. "C’est une source d’inspiration pour la suite", reconnaît l’un de ses adjoints. Pour lui, les partis sont usés, "on doit trouver des formes plus mobiles, plus innovantes". 

La note du Brief

Un 0 pointé en instruction civique pour les "gilets jaunes". Deux d’entre eux se sont retirés de la liste pour les européennes cinq jours à peine après son lancement, sous la pression de leurs petits camarades. Le directeur de campagne de la liste Hayk Shahinyan se retire pour "prendre du recul", et Marc Dunoyer affirme qu’il a été menacé de mort parce qu’il a été candidat à l’investiture pour LREM en 2017 pour les élections législatives.

Anne Hidalgo dans le studio de franceinfo le 28 août 2017
Anne Hidalgo dans le studio de franceinfo le 28 août 2017 (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / FRANCE-INFO)