Présidentielle 2022 : le numérique s’invite dans la campagne

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Des laboratoires d'idées veulent que les candidats à la présidentielle se saisissent du problème du numérique pour lui donner une dimension ambitieuse.

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Radio France
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Des cables branchés sur des ordinateurs. (MAXPPP)

Deux cercles de réflexion suggèrent des pistes d’action précises aux différents candidats à l'élection présidentielle de 2022. Ils ont pour nom Le Cercle de la donnée et Agora 41, qui émane de la très officielle Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi). Sept propositions concrètes sont formulées dans un rapport intitulé "Souveraineté numérique : essai pour une reconquête".

Les auteurs ne mâchent pas leurs mots. Ils estiment qu’en matière de numérique, nous sommes "en situation de dépendance ou de vassalité envers des pays ou acteurs extra-européens." En d’autres termes, nous dépendons des Américains et des Chinois. "On se retrouve vite avec des logiciels américains qui tournent sur des équipements chinois", peut-on lire notamment.

Des propositons pour la présidentielle... et l'Europe

Les sept propositions couvrent les sphères technologiques, bien sûr, mais aussi économiques, juridiques et, c’est capital, la recherche et l’éducation nationale. Deux exemples, outre la formation et l’apprentissage : stimuler les investissements, en exonérant de taxe foncière les entreprises européennes qui s’engageraient à rester sur le sol européen pour y créer des emplois ; armer le droit de la concurrence pour mieux contrôler les opérateurs extra-européens qui profitent des failles du système pour mieux s’y introduire.

Les économistes et experts qui ont rédigé cette note ne s’en cachent pas : ils proposent d’imposer une souveraineté juridique européenne pour les données numériques les plus sensibles. C’est une petite révolution dans le droit européen. Il en va de notre souveraineté face à une Chine et des États-Unis conquérants. Le message est clair : l’Europe doit s’emparer du terme "souveraineté". Compliqué à 27, mais grand défi à relever pour la présidence française du Conseil de l'Europe jusqu’en juin prochain, avec l’élection présidentielle au milieu, en avril.

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