La Grèce reprend confiance grâce au tourisme, malgré la guerre en Ukraine

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Le pays s’attend à une meilleure saison touristique que l’année dernière malgré les effets de la guerre en Ukraine. Ce secteur assure une grande partie de ses revenus annuels.

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Radio France
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Des touristes en face de l'Acropole à Athènes (Grèce). (LOUISA GOULIAMAKI / AFP)

Difficile de parler tourisme face aux drames humains qui se déroulent sous nos yeux en Ukraine, mais ce secteur représente aujourd’hui 25% du PIB grec, le quart de la richesse nationale, et les emplois qui vont avec. Un domaine important  pour la Grèce qui se remet d’une longue dépression depuis la crise de 2010.

L’activité de loisirs repart après avoir été sérieusement affaiblie par le Covid, et tout récemment par la guerre en Ukraine : le pays a connu une flambée des prix (+70% pour l’énergie, 30% pour la restauration) et a vu la perte de centaines de milliers de touristes russes et ukrainiens, très friands des îles situées au nord de l’archipel. Le président de l’Union des opérateurs grecs du tourisme chiffre à 600 000 le nombre d’annulations de réservations russes et à 240 000 les annulations ukrainiennes. Des clients fortunés en grande majorité. Les pertes s’élèvent à 700 millions d’euros.

Autorités optimistes pour les prochains mois

Pour drainer la clientèle, Athènes a pris une série de mesures. Elle a notamment ouvert la saison avant l’été. Premier effet : le nombre d’arrivées pendant les vacances de Pâques a augmenté dans la capitale ainsi qu'à Thessalonique sur la Mer Egée. Et puis, pour doper son tourisme, la Grèce a commencé à lever dès février les restrictions contre le Covid-19. Le test de dépistage à la frontière n’est plus obligatoire pour les voyageurs munis d’un certificat de vaccination européen, et à partir du 1er mai : fini le pass sanitaire dans les bars et restaurants.

Peut-on dire pour autant que la Grèce est en train de tirer un trait sur ses pires années de crise ? Depuis 2010, le Fonds Monétaire International a prêté à la Grèce 1 800 milliards d’euros. Cette dette est aujourd’hui soldée. Athènes a même terminé de la rembourser début avril avec près de deux ans d’avance. Ce remboursement anticipé a permis au pays d’économiser 230 millions d’euros d’intérêts. Mais malgré le redressement, une partie de la population reste mobilisée et manifeste. Elle estime ne pas profiter suffisamment de la reprise.

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